Impressionnant de l'autre côté des Alpes, Jordan Veretout fait peu de bruit en France. Et pourtant, le milieu de terrain de 27 ans est devenu un titulaire indiscutable de l'AS Roma de Paulo Fonseca. Crucial dans l'entrejeu, l'ancien du FC Nantes a conquis l'Italie, lui qui avait déjà fait ses preuves du côté de la Fiorentina les saisons précédentes. À tel point, qu'il se met à rêver des Bleus. Dans une interview accordée à So Foot, Jordan Veretout a avoué qu'il espère disputer l'Euro 2021 avec l'équipe de France.
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"C'est clairement un objectif. J’ai déjà porté le maillot bleu chez les jeunes, j’ai même été champion du monde avec les U20 en 2013. Donc quand tu vois tes anciens coéquipiers aller en sélection, tu te dis que tu as aussi envie d’être là. Aujourd’hui, la France est championne du monde en titre, il y a de la qualité et des grands joueurs, mais je donne le maximum pour y être un jour. Si je suis appelé, je serai le plus fier au monde", a analysé le milieu de 27 ans.
"C’est sûr qu’à la Roma, il y a beaucoup d’internationaux, donc quand tout le monde part et que tu te retrouves seul à l’entraînement, tu te dis que tu aimerais bien partir aussi. Mais j’essaye de ne pas me prendre la tête non plus. Deschamps ne se soucie pas des joueurs qui jouent dans un plus petit club ? C’est totalement faux, lui et son staff regardent tous les matchs. À la Fiorentina, j’ai déjà été pré-convoqué, ce qui prouve bien qu’ils ne surveillent pas seulement les top clubs européens. C’est quelque chose qui est fort, mais maintenant, j’espère vraiment être convoqué", a ajouté le milieu de l'AS Roma.
"Je voulais rejoindre un top club italien"
GettyJordan Veretout se plaît à l'AS Roma : "Je me sens très bien ici. C’est un très grand club italien, la Roma, et c'était mon objectif de venir dans un club de ce calibre. Je progresse de jour en jour et je prends beaucoup de plaisir. Franchement, je suis épanoui. En plus, en Italie, le cadre de vie est top. J’ai la chance de vivre à Rome, une ville incroyable et, avant cela, j'avais vécu deux ans à Florence qui est aussi une ville magnifique. Tout est réuni pour que je puisse réussir ici. Ma famille adore aussi la vie que l’on mène à Rome, du coup ça m’aide. On a nos petits restaurants, nos petits magasins, nos petites habitudes dans la ville. En plus, on ne vit pas à Rome, mais juste à côté. Il y a la plage autour, c’est très plaisant".
Le milieu de terrain français est heureux de son choix d'avoir rejoint le club de la Louve : "Mon objectif était clair, c’était de quitter la Fiorentina pour un top club italien. J’ai eu des sollicitations, c’est vrai. J'ai fait ce choix, car c'est un grand club. Les tifosi m’avaient impressionné, mais c'est surtout la discussion avec Paulo Fonseca au téléphone qui a fini de me convaincre. Il m’a clairement fait comprendre qu’il me voulait, m'a dit ce qu’il attendait de moi et m'a décrit la manière dont il voulait faire jouer son équipe".
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"Il a regardé plusieurs de mes matchs à la Fio, il s’est beaucoup intéressé à moi. La deuxième année à Florence, je jouais en tant que six, mais il savait que je pouvais jouer à plusieurs postes, dont celui de milieu relayeur. Il aime beaucoup l'agressivité que je mets sur le porteur du ballon. J’ai tout de suite adhéré à son discours. Aujourd’hui il m’a fait progresser et il va continuer de me faire progresser. J’ai fait le bon choix en signant ici, je le sais", a ajouté Jordan Veretout.
L'ancien du FC Nantes a hâte de disputer le derby contre la Lazio ce week-end, même s'il se disputera à huis-clos : "Un derby, ça reste un derby, même si c’est le premier contre le dernier. Sans supporters ça sera différent, mais on va tout faire pour le gagner. C’est à Nantes qu’on m’avait dit : « Un derby, ça ne se joue pas, ça se gagne. » C’est encore plus fort ici. Il y a une grosse compétition entre les supporters. L’année dernière, c’était mon deuxième match, donc mon tout premier derby, je l’ai vécu sur le banc. On sait que c’est un match électrique et qu’il faut vraiment qu’on le gagne. En revanche, on respecte toujours les adversaires. Il y a de l’engagement, mais ce n'est pas une guerre non plus sur le terrain".
