Le PSG n'a pas réussi à faire tomber Manchester City à l'Etihad Stadium. Le leader de Ligue 1 est reparti d'Angleterre avec une défaite et devra tirer des leçons de ce résultat pour revenir plus fort au printemps sur la scène européenne. Dans un entretien accordé à L'Equipe, Ali Benarbia, ancien milieu de terrain du club de la capitale, n'a pas été déçu par la performance du PSG et considère qu'il faut laisser plus de temps à cette équipe qui sera plus performante dans des matches à élimination directe.
City-PSG (2-1) - Paris battu, mais Paris qualifié !
"Non, je ne suis pas déçu par la prestation de Paris. Paris sait faire mal à des moments clés. Sur l'occasion de Neymar, il peut prendre l'avantage. Et sur un aller-retour en 8èmes de finale, peut-être que ce type d'occasions, il les mettra au fond. C'est une équipe de Coupe. Paris l'a emporté au Parc des Princes face à City. Donc ce n'est pas une déception pour moi. A City, on a affaire à un entraîneur en poste depuis des années. Au contraire de Paris qui vient de recruter de nombreux joueurs qui doivent s'adapter à la Ligue 1 et au travail avec de nouveaux coéquipiers. Bernardo Silva, à son arrivée, a passé six mois à observeur leur façon de jouer. Comme Mahrez la deuxième saison", a analysé Ali Benarbia.
"Paris a besoin de temps"
"On est trop impatient avec Paris. Pochettino a besoin de temps. Encore une fois, Messi n'a pas joué autant de matches que ça avec Paris. On voit bien qu'il n'est pas encore à 100%. Même s'il a l'habitude de se faire oublier. Il ne faisait pas autant de travail que ça au Barça. Neymar a travaillé sans ballon. Il avait moins d'énergie offensivement. Or il a besoin d'être frais pour marquer quand il le faut. Contre City, il faut convertir la moindre occasion comme l'a fait Crystal Palace en Premier League. Cette équipe est huilée. Paris ne l'est pas encore alors qu'elle a l'effectif qu'il faut. Il faut qu'elle accentue son avance en Ligue 1 pour arriver au printemps et faire tourner à l'approche du huitième de finale de C1, évitant ainsi les blessures", a ajouté l'ancien milieu du PSG.
Les notes de City-PSG : Neymar passe à côté, Marquinhos si précieux
Ali Benarbia considère comme logique la victoire de Manchester City, très fort à domicile : "Parfaitement, la victoire de Manchester City est logique. On le sait, Manchester City est une équipe qui domine techniquement et collectivement ses adversaires. Elle conserve le ballon et les fatigue à la maison. Par moments, Paris a eu un peu de posession, sauf quand le pressing anglais était trop important. City joue de la même manière en Premier League quel que soit le niveau de son adversaire. Paris n'a pas inquiété plus que ça cet adversaire qui lui était supérieur".
"Paris n'a pas besoin de trois joueurs offensifs qui défendent bas"
L'ancien du PSG n'a pas blâmé les trois joueurs offensifs concernant leur travail défensif : "Je ne pense pas que Paris ait besoin de trois joueurs offensifs qui défendent plus bas comme les sept autres. Ce qui compte, c'est l'implication de tout le groupe avec et sans ballon. Je n'ai pas vu Hakimi et Mendes utiliser autant les couloirs pour gêner City. Les joueurs extérieurs de Manchester l'ont fait. Bernardo Silva a a attaqué et n'a pas défendu plus que ça. Il a mis sous pression Hakimi qui, lui, n'a fait que défendre. Comme Mahrez sur Mendes. En plus, Neymar a plus défendu qu'il ne le fait habituellement. Messi s'est retrouvé au milieu contraint de colmater des brèches. On peut dire que les efforts ont été faits par les attaquants. On n'a pas besoin que Mbappé redescende. Paris a manqué d'efforts quand il avait le ballon".
"Hakimi avait des solutions de passes. Mais quand tu défends autant, tu dois faire attention à l'axe pour épauler ton défenseur central et te méfier des appels dans ton dos, tu as plus peur. Tu gardes ton énergie pour défendre. C'est le problème de toutes les équipes contre Manchester City. Tous les adversaires ici ont le même problème. Sauf pour des équipes comme le Bayern ou Liverpool qui parviennent à maintenir une intensité énorme pendant 90 minutes", a conclu Ali Benarbia.




