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Une question piège pour l'embarrasser : Xavi échappe au premier guet-apens néerlandais

La cérémonie de présentation de Xavi Hernandez en tant que nouveau sélectionneur de l'équipe des Pays-Bas dans la ville de Zeist n'a pas été sans surprise. Alors que le technicien espagnol s'apprêtait à faire sa première apparition officielle devant les médias néerlandais, Nigel de Jong, le directeur technique de la Fédération néerlandaise, a pris l'initiative de dévoiler les coulisses des négociations qui ont précédé l'engagement de la légende du Barça.

De Jong, qui était assis juste à côté de Xavi, a révélé que la Fédération néerlandaise s'était d'abord tournée vers Pep Guardiola, mais que ce dernier avait préféré prendre une année de repos loin des bancs, puis vers Arne Slot, qui avait choisi de rester uniquement dans le monde des clubs, avant que le choix ne se porte finalement sur Xavi, qui était leur troisième option sur la liste.

  • Le premier test de Xavi se passe sans encombre

    Cet aveu public, prononcé alors que le nouvel entraîneur était assis sur la même estrade, n'est pas passé inaperçu auprès des journalistes néerlandais, qui y ont vu une aubaine pour tester la réaction de Xavi lors de ses toutes premières minutes officielles avec les Pays-Bas.

    À peine De Jong eut-il terminé son intervention que les journalistes posèrent leur question directe à Xavi : comment se sent-il en sachant qu'il n'était que le troisième choix, après Guardiola et Slot ? La question renfermait une tentative de mettre le technicien espagnol dans l'embarras lors de sa toute première conférence de presse, mais Xavi n'a rien perdu de son assurance et a répondu avec un large sourire et l'esprit facétieux qu'on lui connaît : « Je suis arrivé après Guardiola et Slot ? L'important, c'est que j'étais sur le podium ! Cela m'est totalement égal d'avoir été le troisième choix, car cette nomination est une médaille sur ma poitrine. »

    La réponse de Xavi portait une allusion sportive fine qui n'a pas échappé à l'assistance : il a choisi de se comparer au porteur de la « médaille de bronze » dans la course aux candidatures, plutôt qu'à celui qui repart les mains vides ou tombe dans l'oubli.

    De son côté, De Jong a tenu à justifier le choix de Xavi, en insistant sur le fait que le technicien espagnol se voit comme le prolongement de la philosophie néerlandaise et croit en un football offensif fondé sur la possession, le contrôle et l'initiative, ce qui a fait de lui l'homme le plus indiqué pour mener le projet de reconstruction de la sélection après le départ de Ronald Koeman, à la suite de l'élimination décevante en seizièmes de finale de la Coupe du monde face au Maroc.

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  • Le prix des batailles du Barça

    Le sang-froid de Xavi dans cette situation n'a peut-être rien de surprenant pour quelqu'un qui a passé de longues années à Barcelone, où il s'est habitué à des questions autrement plus incisives et à une pression médiatique bien plus lourde, que ce soit en tant que joueur ayant mené l'équipe dans les moments les plus difficiles ou en tant qu'entraîneur confronté à des critiques acerbes après chaque résultat négatif. Celui qui s'est entraîné à affronter les caméras et les plumes de la presse catalane et espagnole, la plus féroce du Vieux Continent, n'éprouvera guère de difficulté à déjouer un simple « jeu journalistique » à la mode hollandaise.

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