Le quart de finale aller de Ligue Europa entre l’OL et Manchester United ce jeudi soir ne marque pas seulement un tournant sportif pour le club lyonnais. Il offre aussi à Paulo Fonseca une respiration bien méritée, lui qui vit une mise à l’écart totale en Ligue 1 depuis plusieurs semaines. Écarté du banc pour neuf mois par la LFP (jusqu’en novembre 2025), le technicien portugais retrouve, sur la scène européenne, son rôle d’entraîneur à part entière.
Getty ImagesOL - Paulo Fonseca flingue encore la LFP après sa sanction : "Ils veulent faire de moi un..."
(C)Getty ImagesUne bulle d'air européenne pour Fonseca
Depuis le 5 mars dernier, Paulo Fonseca est privé de terrain en championnat de France suite à une altercation tendue avec l’arbitre Benoît Millot lors d’un choc OL-Brest (2-1) électrique. La LFP a tranché : neuf mois de suspension, assortis d’une interdiction de toute communication avec son staff les jours de match. Une sanction lourde, inédite même, que l’entraîneur portugais juge disproportionnée.
En Ligue Europa toutefois, les règlements de l’UEFA ne s’alignent pas sur ceux de la LFP. Fonseca pourra donc donner de la voix et retrouver sa fonction pleine et entière sur le bord du terrain face à Manchester United, ce jeudi soir, en quart de finale aller de Ligue Europa.
AFPUn point de vue différent, mais une frustration intacte
Dans un entretien accordé à The Guardian à la veille du match contre les Red Devils, Paulo Fonseca a détaillé l’impact de cette situation inédite sur sa façon de travailler.
« Le seul point positif dans cette situation est que j’ai une autre perspective pour regarder le match. C’est facile à voir d’où je suis maintenant. Le plus difficile est de ne pas pouvoir communiquer avec les joueurs avant ou pendant les matchs, ou à la mi-temps », a lancé l’ancien coach de l’AC Milan.
AFPUne punition jugée politique ?
Fonseca ne nie pas sa part de responsabilité, mais fustige l’ampleur de la sanction, qu’il juge davantage symbolique que juste. A l’en croire, l’instance dirigeante du football français aurait pu mieux faire d’alléger la sanction.
« Bien sûr, ce que j’ai fait n’était pas correct et je dois en payer le prix. Mais j’ai crié sur l’arbitre, je n’ai eu aucun contact physique avec lui ni commis de violence. Ils veulent faire de moi un exemple pour le football français. Je pense que je ne paie pas pour ce que j’ai fait, mais pour le moment présent. Mais je ne devrais pas être un exemple, je devrais juste payer pour ce que j’ai fait », a ajouté le technicien portugais, soutenu par sa direction.
Une déclaration forte, à la veille d’un match européen crucial.