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Nouvelle polémique autour d'Antonio Rüdiger au Real Madrid – Des excuses à l'équipe
Selon un reportage du journaliste Miguel Latigo Serrano sur Onda Cero, le joueur international allemand aurait pris à partie le défenseur latéral Alvaro Carreras et lui aurait même donné une gifle. Cette version des faits est toutefois inexacte, selon les informations obtenues par SPOX auprès de l’entourage du joueur. Il y a bien eu une altercation avec un coéquipier, mais elle n’a pas impliqué de violence physique. Selon le joueur, l’incident remonterait non pas à avril mais à février et constituerait un fait divers isolé, désormais clos, comme il l’a précisé dans une story Instagram.
Selon The Athletic, Rüdiger aurait déjà été impliqué dans une autre altercation violente avec un coéquipier dont l’identité n’a pas été révélée ; l’incident aurait été provoqué par le joueur de 33 ans. Le défenseur central s’est ensuite excusé et a invité l’équipe et leurs familles à dîner.
Ce nouvel épisode n’est pas isolé : après le match retour des quarts de finale de la Ligue des champions contre le Bayern Munich, Josip Stanisic avait déjà publiquement critiqué l’attitude de l’Allemand sur le terrain. Il y a quelques semaines, le défenseur de Getafe Diego Rico a réitéré ses critiques à l’encontre de Rüdiger après un tacle jugé « brutal et dangereux », estimant qu’il avait « dépassé les limites » : « Il voulait me fracasser le visage. »
Ces incidents se produisent alors que Rüdiger est déjà sous le radar du sélectionneur national Julian Nagelsmann, à l’approche de la Coupe du monde 2026.
Getty ImagesRüdiger, déjà sous le coup d’un avertissement auprès de Nagelsmann : « La limite est atteinte. »
Après avoir complètement perdu ses moyens lors de la finale de la Coupe contre le FC Barcelone la saison dernière (2-3 après prolongation), Rüdiger a insulté l’arbitre avant de lui lancer un rouleau de bandage. Une dérapage qui a poussé l’entraîneur Nagelsmann et le directeur sportif de la DFB, Rudi Völler, à réagir avec fermeté.
« La limite est atteinte. Il ne doit plus se permettre cela, sinon il y aura des conséquences plus graves », avait prévenu Nagelsmann. « Inacceptable, surtout pour un international allemand », avait renchéri Völler. « Toni est un grand joueur, mais il doit faire preuve de la même classe dans son comportement. Il réclame à juste titre le respect ; il doit aussi le montrer à autrui. »
Depuis, le défenseur s’est montré compréhensif, voire repentant. « Ce genre de débat me rappelle que j’ai une responsabilité à laquelle je n’ai pas toujours été à la hauteur. Je prends au sérieux les critiques sérieuses et objectives, car je sais que j’ai dépassé les limites. Je ne veux pas être une source de problèmes, mais apporter stabilité et sécurité », avait-il confié en mars à la FAZ.
Getty ImagesLe Real Madrid est assis sur une « poudrière » : des tensions entre Arbeloa et Mbappé ?
Selon plusieurs sources, Antonio Rüdiger ne serait pas le seul à créer actuellement un climat tendu au Real Madrid. « Le vestiaire des Merengues est devenu une véritable poudrière », écrivait récemment Mundo Deportivo, évoquant notamment un incident non précisé impliquant le défenseur allemand ainsi qu’une altercation entre l’entraîneur sortant Álvaro Arbeloa et Dani Ceballos.
Selon The Athletic, Kylian Mbappé aurait lui aussi été impliqué dans un différend avec un membre du staff, qu’il aurait insulté. De source sûre, L’Équipe ajoute que plusieurs joueurs se montrent de plus en plus irrités par le comportement et les privilèges de l’attaquant de 27 ans.
Chez les Blancos, les nerfs sont à vif au terme d’une saison désastreuse et mouvementée. Le Real terminera l’exercice sans remporter le moindre titre et pourrait même subir l’humiliation ultime ce week-end si le FC Barcelone décrochait le sacre lors du Clásico. Un simple match nul suffirait aux Blaugranas, le Real comptant onze points de retard à quatre journées de la fin.
Les conséquences s’annoncent considérables : depuis plusieurs semaines, la presse évoque un retour de Toni Kroos dans un rôle dirigeant, tandis que The Athletic place José Mourinho en pole position pour prendre le banc, conformément au souhait du président Florentino Pérez.
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