La dernière sortie européenne de l’Olympique de Marseille continue de faire parler, non pas pour le résultat sportif, mais pour les suites disciplinaires imposées par l’UEFA. Après la rencontre face à l’Atalanta Bergame, marquée par une défaite frustrante, les instances européennes ont statué sur plusieurs incidents impliquant les supporters et le staff du club phocéen. Entre sanctions financières, fermeture partielle avec sursis et suspension d’un membre du staff, l’OM se retrouve une nouvelle fois sous surveillance.
AFP
Getty Images SportL’UEFA sanctionne l’OM après les incidents du virage sud
La commission de discipline de l’UEFA a annoncé plusieurs sanctions visant l’OM à la suite du match de Ligue des Champions perdu contre l’Atalanta Bergame (0-1), le 5 novembre dernier. L’OM devra régler une amende de plus de 70.000 euros, dont près de la moitié liée à l’usage d’engins pyrotechniques dans le virage sud. Ce même virage, fief du Commando Ultra ’84, est frappé d’une fermeture avec sursis concernant sa partie basse. L’OM évoluera désormais sous observation stricte pendant deux ans, période durant laquelle le moindre débordement pourrait réactiver la sanction.
Dans un contexte déjà tendu, l’OM peut cependant relever une légère satisfaction : seule une portion précise du virage sud est concernée. L’OM a ainsi obtenu de l’UEFA une sectorisation de la sanction, une mesure rarement accordée. Selon les informations rapportées par RMC Sport, les autres motifs d’amende incluent l’utilisation d’un laser, des jets d’objets et des difficultés d’accès pour les équipes et officiels, autant d’éléments retenus contre l’OM dans le rapport disciplinaire.
AFPUn membre du staff de l’OM suspendu après la polémique du penalty
En parallèle de ces sanctions, l’UEFA a décidé de suspendre deux matchs Alexandre Salvat, entraîneur des gardiens de l’OM, pour des propos jugés véhéments envers un officiel du match. Cette réaction faisait suite à l’action polémique en fin de rencontre, où l’OM pensait obtenir un penalty pour une main d’Ederson, avant que l’Atalanta ne marque le but décisif sur la continuité. Cette séquence avait provoqué une vive colère du coach Roberto De Zerbi et des dirigeants de l’OM, présents pour réclamer des explications.
Après la rencontre, Medhi Benatia, directeur sportif de l’OM, n’avait pas mâché ses mots lorsqu’on lui demanda s’il se sentait lésé : « Pour ma part, oui », avait-il reconnu, avant d’ajouter : « C'est difficile à accepter. Ils disent que c'est une position naturelle, mais je ne trouve pas que ce soit naturel d'avoir le bras comme ça… Pour moi, il y avait tout ce qui devait amener à siffler ce penalty. Derrière, on prend le but qui nous tue ». Une analyse qui reflète le sentiment d’injustice persistant au sein de l’OM.



