Cette page contient des liens d'affiliation. Lorsque vous effectuez un achat par le biais des liens fournis, nous pouvons percevoir une commission.
FBL-FRA-LIGUE1-MARSEILLE-PRESSERAFP

"J’ai appelé ma mère et…" : Pablo Longoria raconte les coulisses du recrutement de Greenwood

L’été 2024 n’a pas seulement animé le mercato de l’OM sur le plan sportif. En interne, un dossier a profondément interrogé la direction marseillaise. Celui de Mason Greenwood. Aujourd’hui, Pablo Longoria accepte de revenir en détail sur ce choix délicat, mêlant convictions personnelles, responsabilité morale et vision sportive.

  • Mason Greenwood Marseille 2025-26Getty

    Greenwood à l’OM, un choix loin d’être automatique

    Lorsque l’OM se penche sur le cas Mason Greenwood à l’été 2024, la question dépasse largement le rectangle vert. Accusé de viol et d’agression contre sa compagne en 2021, l’attaquant anglais traîne un passé lourd. Même si les poursuites ont pris fin en raison du « retrait de témoins clés et de nouveaux éléments », le débat reste vif. À Marseille, l’opportunité sportive existe, mais l’hésitation demeure.

    Pablo Longoria ne le cache pas : le dossier l’a fait douter. Dix-huit mois après l’arrivée de l’ancien joueur de Manchester United, le président olympien explique avoir longuement réfléchi avant de trancher. Et cette réflexion ne s’est pas limitée aux bureaux de la Commanderie.

  • Publicité
  • FBL-FRA-LIGUE1-MARSEILLEAFP

    Le rôle décisif de sa mère dans la décision

    Dans les colonnes du média anglais The Telegraph, Pablo Longoria dévoile un échange intime. « Avec toutes les informations nécessaires en ma possession, j'ai appelé ma mère. Et j'ai demandé: 'Qu'en penses-tu, compte tenu de toute la situation?' », a lancé le président de l’OM.

    Sa mère, ancienne professionnelle du système pénitentiaire espagnol, ne répond pas à la légère. Elle connaît les dossiers sensibles, les zones grises, les parcours brisés. Longoria insiste sur ce point.

    « Ma mère, qui travaillait dans le système pénitentiaire espagnol où elle avait mis en place un modèle très novateur – elle avait d'ailleurs reçu une médaille d'État –, m'a répondu, en toute connaissance de cause: 'Fais-le' », a ajouté le patron de l’OM.

    Ce feu vert pèse lourd. Le président ne cherche pas un avis sportif, mais un jugement humain, débarrassé des enjeux médiatiques.

  • FBL-FRA-LIGUE1-MARSEILLEAFP

    Une décision d’homme avant celle d’un dirigeant

    Longoria le précise avec force. « C'était important parce que je voulais quelqu'un qui n'ait pas la motivation du sport, car le talent (de Greenwood, Ndlr) est là, et dont la seule motivation soit le bien de son fils », a-t-il souligné.

    Il poursuit, assumant pleinement son raisonnement. « En tant qu'homme, pas en tant que président. Et, pour moi, il était très important qu'elle me dise, en sachant tout cela, 'fais-le' », précise Longoria.

    Conscient des réactions négatives, le dirigeant espagnol ne fuit pas la controverse. « Oui, je sais qu'il y a des critiques. Je sais que ce genre de situation peut souvent nuire à la réputation », a-t-il poursuivi.

    Mais il tranche sans détour. « Mais je le répète, si vous pensez prendre la bonne décision, avec les informations nécessaires, et aussi d'un point de vue humain, parce que Mason est un bon garçon... Depuis, je dors sur mes deux oreilles ».

  • FBL-EUR-C1-UNION SG-MARSEILLEAFP

    Un pari sportif pleinement assumé

    Sur le terrain, Greenwood a répondu présent. L’OM a investi environ 30 millions d’euros pour le recruter. Un montant conséquent, rapidement justifié par les chiffres. En 64 matchs toutes compétitions confondues, l’attaquant anglais a trouvé le chemin des filets à 42 reprises, dont 20 sur la seule première partie de saison. Une efficacité qui a rapidement fait taire une partie des doutes sportifs.

  • FBL-FRA-LIGUE1-MARSEILLE-PRESSERAFP

    De Zerbi, autre pilier du projet marseillais

    Toujours dans le Telegraph, Pablo Longoria aborde aussi l’avenir du banc olympien. Le président ne ferme pas la porte à une prolongation de Roberto De Zerbi, sous contrat jusqu’en 2027.

    « Bien sûr. Je serais ravi que Roberto reste longtemps. J’aimerais qu’il devienne comme Diego Simeone à l’Atlético de Madrid (au club depuis 2011) », a-t-il fait savoir.

    Face aux intérêts extérieurs, notamment de grands clubs européens, Longoria reste lucide. « Il est normal que les grands clubs cherchent à recruter Roberto. Quand on a un entraîneur de son calibre, il faut s’y attendre, car il s’agit de Roberto. Parallèlement, je dois jouer ma carte et partager le même enthousiasme pour l’avenir », affirme Longoria.

0