La Ligue des champions devait servir de tremplin à la France dans la bataille du coefficient UEFA. Elle s’est transformée en frein brutal. Les revers conjugués du PSG et de Monaco ont laissé des traces bien au-delà des résultats bruts.
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AFPUne double défaite lourde de conséquences pour la France
La soirée européenne de mardi n’a clairement pas souri aux clubs français. À Lisbonne, le PSG a quitté la pelouse du Sporting avec une défaite frustrante (2-1). Dans le même temps, Monaco a vécu un naufrage total au Santiago Bernabéu, balayé par le Real Madrid (6-1). Deux revers secs. Deux coups d’arrêt.
Ces résultats pèsent directement dans la course au fameux bonus UEFA. Depuis la saison passée, l’instance européenne attribue deux places supplémentaires en Ligue des champions aux nations affichant les meilleures performances continentales sur l’exercice en cours. Un privilège dont ont profité l’Angleterre et l’Espagne, dominatrices lors de la saison 2024-2025.
AFPLa France décroche dans la hiérarchie européenne
Longtemps bien placée grâce à un départ solide de ses représentants, la France recule progressivement. L’indice cumulé des sept clubs de Ligue 1 engagés plafonne désormais à 10.857 points. Un total qui ne suffit plus. Résultat : l’Hexagone glisse à une modeste huitième place cette saison.
Pendant ce temps, la concurrence accélère. L’Angleterre s’installe en tête de la course à l’extra spot avec 14.680 points. Arsenal a frappé fort à Milan face à l’Inter (1-3), pendant que Tottenham dominait Dortmund (2-0). Même la défaite surprise de Manchester City à Bodø/Glimt (3-1) n’a pas freiné la progression anglaise, avec un gain global de 1.194 point.
AFPDes adversaires inattendus devant la Ligue 1
Derrière l’Angleterre, le classement réserve des surprises. La Pologne occupe la deuxième place avec 13.625 points, juste devant l’Allemagne (12.392). L’Espagne suit avec 11.812 points, en hausse, puis l’Italie (11.571) et Chypre (11.406). Le Portugal se place septième (11.300), juste devant une France sous pression.
L’écart reste mathématiquement rattrapable. Mais la dynamique ne joue pas en faveur des clubs français, surtout à l’approche des dernières rencontres décisives.
AFPUn classement historique plus rassurant, mais insuffisant
Sur l’indice UEFA global, calculé sur cinq saisons, la France conserve une cinquième place confortable avec 76.34 points. L’avance sur les Pays-Bas, sixièmes avec 66.095, demeure solide. En revanche, l’Allemagne, quatrième avec 83.509, reste hors de portée.
Cette quatrième position change tout. Elle offre un billet direct supplémentaire pour la Ligue des champions. En France, le quatrième de Ligue 1 doit encore passer par le troisième tour préliminaire. Nice en a fait les frais cette saison, éliminé avant d’être reversé en Ligue Europa, où le club vit un véritable cauchemar avec six défaites en six matchs.



