La hiérarchie des gardiens au Paris Saint-Germain semblait établie, mais un choix récent est venu tout bouleverser. Avec le retour de Matvey Safonov, Lucas Chevalier a de nouveau cédé sa place, relançant un débat sensible dans les buts parisiens. À cette occasion, Jérôme Rothen n’a pas mâché ses mots pour analyser la situation et pointer ce qu’il considère comme un tournant logique dans la gestion de Luis Enrique. Entre adaptation compliquée, notion de sérénité et exigence du très haut niveau, le dossier Chevalier-Safonov agite le PSG.
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AFPMatvey Safonov relancé, Lucas Chevalier fragilisé dans la hiérarchie
Mercredi soir, Luis Enrique a fait un choix fort en titularisant Matvey Safonov face à Newcastle en Ligue des champions (1-1). À peine remis d’une fracture à la main, le gardien russe a immédiatement retrouvé les cages parisiennes, au détriment de Lucas Chevalier. Un signal clair envoyé par le staff, alors que l’international français n’avait pas totalement convaincu lors de la défaite face au Sporting Lisbonne (2-1). Ce retour express de Matvey Safonov a relancé les interrogations autour du statut de numéro un au PSG.
Pour Jérôme Rothen, la lecture de cette situation est sans ambiguïté. L’ancien joueur parisien estime que Lucas Chevalier traverse une phase d’adaptation délicate, là où Matvey Safonov apporte davantage de garanties immédiates. Dans une équipe en quête de repères, Jérôme Rothen considère que Luis Enrique a avant tout recherché la sécurité et la continuité, même si cela implique de bousculer la hiérarchie initialement établie entre Lucas Chevalier et Matvey Safonov.
Getty Images SportJérôme Rothen fracasse Lucas Chevalier
Dans l’émission Rothen s’enflamme sur RMC, Jérôme Rothen a livré une analyse particulièrement sévère sur Lucas Chevalier, tout en valorisant Matvey Safonov. « La stabilité des gardiens est gage de réussite. On l’a vu avec Donnarumma. Avec lui, les performances étaient là. Quand il a enchaîné les bonnes performances il n’y a pas eu la question à se poser avec Safonov. Je suis extrêmement déçu de l'adaptation de Chevalier. Elle a du mal à se faire. Il a beaucoup de lacunes, et c'est pour ça que Safonov a eu sa chance. Safonov est deuxième gardien au départ. La hiérarchie a été très claire. A un moment, il y a un ras-le-bol de l’entraîneur, qui est là pour tirer le maximum d’une équipe qui se cherche un peu. »
Jérôme Rothen est allé encore plus loin dans sa démonstration, insistant sur l’impact immédiat de Matvey Safonov. « Il a lancé Safonov à la grande surprise. Il est ultra-performant. Le PSG lui doit la victoire en Coupe Intercontinentale. Les matchs d’avant, il avait été très rassurant aussi. Il dégage de la sérénité auprès de ses défenseurs, ce que Chevalier ne fait pas. Mais il devra passer plusieurs caps d’un coup. Si Safonov n’avait pas eu cette blessure, il aurait continué à jouer. C'est normal que Luis Enrique continue avec Safonov s'il est satisfait. Le premier match où il peut rejouer, il joue. Pour l’instant, Chevalier n’est pas encore prêt (...) En Coupe de France face au Paris FC, il a deux ballons. »
AFPRothen milite pour Matvey Safonov dans les buts du PSG
Selon Jérôme Rothen, le choix de Matvey Safonov s’inscrit dans une logique purement sportive. Pour l’ancien international français, Luis Enrique agit en fonction du rendement immédiat et de la capacité à rassurer une défense parfois fébrile. Dans cette optique, Matvey Safonov coche davantage de cases que Lucas Chevalier, encore en phase d’apprentissage à ce niveau d’exigence.
La trajectoire récente de Lucas Chevalier illustre cette difficulté. Profitant de la blessure de Matvey Safonov, le jeune gardien avait pourtant enchaîné six rencontres toutes compétitions confondues en janvier, après être resté sur le banc face à Metz, Flamengo et Fontenay. Mais pour Jérôme Rothen, ces opportunités n’ont pas suffi à inverser la tendance ni à installer durablement Lucas Chevalier comme une évidence dans les buts du PSG.
À court terme, Jérôme Rothen ne voit pas de débat possible : Matvey Safonov a pris une longueur d’avance. Son autorité, sa lecture du jeu et la sérénité qu’il inspire semblent aujourd’hui mieux correspondre aux attentes de Luis Enrique. Lucas Chevalier, de son côté, reste perçu comme un gardien à fort potentiel, mais encore en construction pour s’imposer durablement dans un club aux ambitions européennes élevées.

