La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 devait consacrer le football africain au sommet de sa passion et de son intensité. Elle restera pourtant comme l’une des plus controversées de l’histoire récente de la compétition. À Rabat, au terme d’un scénario irrespirable, le Maroc s’est retrouvé au cœur d’une tempête institutionnelle après des incidents majeurs face au Sénégal. Entre décisions arbitrales, sortie prématurée du terrain et réactions officielles en cascade, le Maroc a décidé de ne pas rester silencieux et d’employer tous les leviers à sa disposition.
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AFPUne fin de CAN sous fond de tensions entre le Maroc et le Sénégal
Sportivement, la finale de la CAN 2025 a vu le Sénégal décrocher la deuxième Coupe d’Afrique de son histoire. Mais très vite, le résultat est passé au second plan tant les événements survenus sur la pelouse du stade de Rabat ont choqué. À la 96e minute, un penalty est sifflé en faveur du Maroc, provoquant une réaction immédiate et radicale de la sélection sénégalaise, qui a choisi de quitter le terrain. Une scène rarissime à ce niveau de compétition, sous les yeux d’un public marocain médusé.
Ces incidents ont immédiatement suscité une première réaction internationale. La FIFA a publié un communiqué ferme, laissant entendre que le Sénégal s’exposait à de lourdes sanctions. Une prise de position suivie de près par le Maroc, directement concerné par l’impact sportif et émotionnel de ces événements. Pour les instances, le déroulement de cette finale de la CAN 2025 a clairement franchi une ligne rouge.
AFPLa FIFA menace le Sénégal après la finale de la CAN 2025
Dans son communiqué, la FIFA n’a laissé aucune place à l’ambiguïté, pointant du doigt le comportement de certains acteurs sénégalais face au Maroc.« Nous condamnons fermement le comportement de quelques joueurs sénégalais et des membres du staff technique. Il est inadmissible de quitter le terrain de cette manière, et la violence ne saurait être tolérée dans notre sport; elle est tout simplement inacceptable. » Une déclaration lourde de sens, qui conforte la position du Maroc dans ce dossier sensible.
L’instance internationale a également rappelé les principes fondamentaux du football, un message directement lié au contexte marocain de cette finale. « Nous devons toujours respecter les décisions prises par les arbitres, sur et en dehors du terrain. Les équipes doivent jouer dans le respect des Lois du Jeu, car tout autre comportement met en péril l’essence même du football. Les scènes déplorables dont nous avons été témoins aujourd’hui doivent être condamnées et ne jamais se reproduire. » Autant de propos qui renforcent la gravité des faits dénoncés par le Maroc.
AFPLe Maroc saisit officiellement la CAF et la FIFA
Quelques heures plus tard, le Maroc a officiellement réagi par l’intermédiaire de la Fédération Royale Marocaine de Football. Dans un communiqué publié sur son site officiel, la FRMF a annoncé son intention d’engager des procédures formelles. « La Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) annonce qu’elle va recourir aux procédures légales auprès de la Confédération Africaine de Football (CAF) ainsi que de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) afin de statuer sur le retrait de l’équipe nationale sénégalaise du terrain lors de la finale face à l’équipe nationale marocaine, ainsi que sur les événements qui ont accompagné cette décision, suite à l’annonce par l’arbitre d’un penalty jugé correct à l’unanimité des spécialistes. »
Dans la continuité de sa communication, le Maroc a également tenu à saluer son public, tout en restant silencieux sur certains débordements annexes. « Par ailleurs, la FRMF adresse ses vifs remerciements à l’ensemble du public marocain qui est resté fidèle à l’équipe nationale par sa présence massive et son soutien inconditionnel pendant l’ensemble les matchs de la sélection nationale ainsi que des autres rencontres. Elle remercie également toutes les personnes ayant contribué au succès de cette compétition continentale. » Une prise de position forte du Maroc, qui marque une volonté claire de défendre ses intérêts institutionnels après une finale de la CAN 2025 qui continuera longtemps de faire débat.