La polémique autour de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 ne cesse de prendre de l’ampleur. Deux mois après le sacre du Sénégal, la décision de la Confédération Africaine de Football d’annuler le résultat pour attribuer le titre au Maroc continue de provoquer une onde de choc dans le monde du football. Entre indignation, incompréhension et bataille juridique en cours, les réactions se multiplient. Parmi elles, celle d’Habib Beye, ancien international sénégalais et entraîneur de l’Olympique de Marseille, qui n’a pas hésité à exprimer son désaccord face à une situation qu’il juge profondément incohérente.
AFPCAN 2025, Habib Beye fracasse la CAF
AFPHabib Beye appelle à respecter le verdict du terrain
Habib Beye a réagi avec fermeté à la décision de la CAF, intervenant dans un contexte déjà très tendu entre les différentes parties. L’annulation du résultat de la finale et la réattribution du titre au Maroc ont suscité de nombreuses critiques, tant en Afrique qu’au-delà. Cette situation a conduit la fédération sénégalaise à saisir le Tribunal Arbitral du Sport, ouvrant ainsi une nouvelle phase judiciaire dont l’issue reste incertaine.
Présent en conférence de presse vendredi en marge du choc contre entre l’OM et Lille(dimanche, 17h 15), Habib Beye n’a pas caché son incompréhension face à ce revirement tardif. « De façon ironique, je ne pense pas qu’ils puissent retrouver le trophée et les médailles. Pour être sérieux, cette décision est inadaptée, deux mois après avoir entériné ce résultat sur le terrain. C’est assez incompréhensible et ça ne met pas en valeur ce type de décision, c’est délicat pour moi. Je pense qu’il s’est passé plein de choses dans cette finale. Le Sénégal a glané ce titre, il est allé chercher son titre continental sur le terrain. C’est une situation difficile pour la CAF, il y aura une décision du TAS derrière », a-t-il déclaré.
AFPHabib Beye fustige le timing de la CAF
Habib Beye a également insisté sur la nécessité de préserver la crédibilité des institutions du football africain. Pour lui, la décision prise a posteriori fragilise l’image du continent et crée une situation délicate pour les deux nations concernées.
Dans la continuité de son intervention, Habib Beye a ajouté : « J’espère qu’on en reviendra à la décision entérinée sur le terrain. C’est sûr que ça ne met pas en avant notre continent après les décisions que nous prenons dans nos institutions. La décision aurait dû être prise sur l’instant T. Tout le monde l’aurait compris. Là, il y a une incompréhension deux mois après. La décision sera difficile à vivre pour les deux nations. C’est difficile pour tout le monde de voir cette décision prise a posteriori. »
AFPUne affaire loin d’être terminée
Habib Beye sait désormais que ce dossier ne fait que commencer. Avec la saisine du Tribunal Arbitral du Sport par le Sénégal, un nouveau chapitre s’ouvre dans cette affaire qui pourrait durer plusieurs mois avant de connaître son épilogue.
Dans l’attente du verdict final, Habib Beye observe une situation qui dépasse le simple cadre sportif. Entre enjeux institutionnels et crédibilité du football africain, cette affaire continue de susciter débats et tensions, confirmant qu’elle marquera durablement l’histoire récente de la CAN.