Indifférent. C’est le mot qui colle le moins au retour de Karim Benzema en équipe de France. Depuis l’annonce de Didier Deschamps sur la fin du purgatoire de l’attaquant chez les Bleus, une vague de réactions s’est déclenchée.
Du bon comme du moins bon avec notamment l’affaire de la sextape qui a refait surface mais aussi le fait que Benzema ne chantait pas la Marseillaise lors de certaines de ses sélections.
L’image de mauvais garçon colle à la peau du natif de Bron et il lui faudra plus qu’un simple retour en sélection pour faire table rase du passé. Qu’importe, à 32 ans, Karim Benzema a atteint l’âge de la maturité et c’est aussi ce point-là qui a séduit Deschamps.
Seulement, est-ce un renouveau de Benzema ou simplement sa véritable nature ? Native de Lyon également, Rachida Dati a eu la chance de pouvoir côtoyer le joueur à ses débuts avec l’Olympique Lyonnais. A écouter l’ancien ministre de la justice, Benzema est bien loin de l’image qu’on lui colle depuis toutes ces années.
"Je le connais depuis longtemps, a expliqué mercredi Rachida auprès du Parisien. Quand il jouait à l’OL, il venait au centre Léon-Bérard à Lyon, où des enfants atteints de cancer sont soignés. Il leur rendait visite, sans caméra et sans personne. Il était venu voir ma nièce de cinq ans, atteinte d’un cancer des os."
"Elle l’avait raté une première fois, car elle avait un traitement ce jour-là. Elle était déçue, et j’avais fait passer le message qu’elle aurait aimé le rencontrer. Il avait fait l’effort de revenir pour elle, j’avais été touchée par ce geste. Il n’était même pas venu car j’étais connue, puisque je n’étais pas encore ministre de la Justice à l’époque."
"Ceux qui le jugent ne savent pas comme c’est compliqué pour lui de se départir de certains de ses amis d’enfance. Oui, il y a des critiques, mais j’aime l’homme qu’il est devenu."


