Qui arrêtera Saint-Etienne ? Même le Paris Saint-Germain n'est pas parvenu à stopper la dynamique incroyable des Verts. Moribonde à l'entame de cette seconde partie de saison, l'équipe de Jean-Louis Gasset marche sur l'eau depuis trois mois. Curieusement, ce n'est pourtant pas sa prestation collective du soir qui renforcera ses certitudes.
Car ce match, Strasbourg l'a dominé dans presque tous les compartiments du jeu. Le club alsacien n'a pas tenu le ballon, mais il a beaucoup plus tiré au but. Le problème, c'est que le promu retrouve ses soucis du début de saison, et notamment cette incapacité à profiter de ses temps forts.
Saint-Etienne a bien fait passer un frisson dans les travées de la Meineau à la première minute, quand Hamouma a profité d'un cafouillage pour décrocher une frappe qui a rasé le poteau (1e). Mais après cela, les Verts ont reculé dans des proportions inquiétantes, et c'est bien Stéphane Ruffier qui les a maintenus à la surface. Bahoken, notamment, a forcé le portier international à sortir le grand jeu sur une occasion énorme (31e).
Après le repos, Benjamin Corgnet, d'une frappe flottante à mi-distance, a aussi trouvé Ruffier sur sa route (62e). Et c'est ensuite Liénard, le joueur strasbourgeois le plus réputé pour ses coups de canon, qui a mis le gardien des Verts à contribution en déclenchant une frappe qui filait en lucarne (77e). Saint-Etienne n'a donc pas craqué, mais les Verts ont fait mieux en réalisant le hold-up sur un mouvement collectif amorcé par Ntep, relayé par Monnet-Paquet et conclu par Debuchy d'une reprise parfaite aux six mètres (0-1, 82e). Un but qui n'est pas sans rappeler le but égalisateur des Verts dans le derby contre Lyon.
Une fois de plus, Saint-Etienne s'en sort grâce à l'une de ses recrus phares. Huitièmes, ils ne pointent plus qu'à un point de Rennes et Nice, dans une course à la cinquième place toujours plus indécise.




