En grand danger en Ligue 1, l'AS Saint-Etienne a lancé la mission sauvetage il y a quelques semaines en faisant venir Pascal Dupraz pour sauver le navire vert. Pour donner les moyens à son nouvel entraîneur de réaliser cette mission presque impossible tant la première partie de saison de l'ASSE a été catastrophique, les dirigeants de Saint-Etienne ont beaucoup recruté cet hiver, sans beaucoup dépenser, avec les arrivées de Bernardoni, Thioub, Mangala, Gnagnon et d'autres.
Diego Costa, hors de prix
Mais l'AS Saint-Etienne aurait pu frapper un grand coup en faisant venir Diego Costa. Oui, l'ancien buteur de l'Atlético Madrid et de Chelsea a été proposé à l'ASSE durant le mercato hivernal et c'est bien le club du Forez qui a refusé de faire signer l'hispano-brésilien et pas l'inverse. Dans une interview accordée à L'Equipe, Loïc Perrin, nommé coordinateur du club en cours de saison pour aider son équipe de toujours à redresser la barre, a expliqué les raisons pour lesquelles Diego Costa n'est pas venu à Saint-Etienne.
MERCATO – L'ASSE dit non à Diego Costa
"On a eu des infos par pas mal d'intermédiaires. Ils nous l'ont proposé pour 100 000 euros (brut par mois, ndlr). Un proche connaissait son frère, que j'ai eu en direct. Ce n'était pas les vrais chiffres. C'était deux fois plus, avec une prime de maintien. Comme il avait déjà une offre écrite d'un autre club, on n'est pas allés plus loin. Ce n'est pas évident de ramener une vraie star dans un vestiaire. Il faut aussi veiller à son équilibre. Au-delà de l'aspect sportif, il aurait fallu analyser tout cela", a affirmé Loïc Perrin.
Beric, une affaire de timing
L'ancien défenseur central de l'ASSE a fait le bilan du mercato et a évoqué les tentatives pour faire revenir Beric : "On est contents de ce qu'on a pu faire. On a respecté le profil recherché : des joueurs parlant la langue, connaissant la Ligue 1 et dotés d'une expérience au haut niveau. Notre ordre de priorité, c'était un attaquant, un excentré et un défenseur central. Le premier dossier sur la table c'était celui de Jean-Philippe Mateta. Après avoir trouvé un accord avec lui et être resté en permanence en contact, il a commencé à jouer et à marquer en Angleterre. Crystal Palace a levé l'option d'achat de 11 millions d'euros avant qu'il joue ses 17 matches. Tant mieux pour lui.
ASSE : Ignacio Ramirez, six mois et puis s'en va
"Robert Beric s'est proposé assez tôt. Nous, on était à fond sur Mateta. Puis, ça s'est accéléré après les départ d'Ignacio et de Jean Philippe Krasso. D'où l'idée de faire deux attaquants. Mais Robert a reçu des propositions intéressantes dans d'autres pays sur lesquelles on ne pouvait pas s'aligner. Cela a a été une histoire de timing et de finances. Pour Gomis ? C'est mon pote. Dès qu'il a résilié, je l'ai appelé par amitié et pour connaître ses intentions. Même s'il aime profondément Saint-Etienne, revenir n'a jamais été sa première idée. On ne lui a pas fait d'offre", a ajouté Loïc Perrin.
Désormais, le coordinateur de l'ASSE espère que cela suffira à aider le club à se maintenir en Ligue 1 : "On a fait le maximum, en étudiant 80 profils de joueurs, de pays différents. Je ne sais pas si on pouvait fair emieux. On avait un effectif de niveau Ligue 1, mais il manquait d'équilibre. Aujourd'hui, l'équipe est bien homogène et on va récupérer ceux qui sont à la CAN. Dans le profil et l'état d'esprit des joueurs, cela correspond à notre club. Après, on sera jugés sur les résultats, en espérant être récompensés. Personne ne sait si c'est bien ou pas bien aujourd'hui. Chaque pari renferme une part de risque. Dont les blessures. C'est pour cela qu'on a pris plus que les trois recrues prévues. Pour l'instant, je suis également content de voir qu'on est unis, et à tous les niveaux. Un club, ce n'est pas que trente joueurs. Tous les services sont mobilisés. Tout le monde a envie et est prêt à s'en sortir".


