TuchelLe Parisien

PSG-Rennes : pour alléger la pression, Tuchel ne doit pas se rater

C'est calme, très calme même, que Thomas Tuchel s'est plié à une nouvelle conférence de presse vendredi. Malgré un contexte pesant et de multiples questions censées l'agacer, l'entraîneur parisien est resté de marbre. Stoïque. Comme si rien ne pouvait l'atteindre cette fois-ci.

Deux jours auparavant, son équipe avait pourtant déçu, concédant une défaite 2-1 à Leipzig deux semaines après avoir perdu contre MU. Dans l'œil du cyclone, Tuchel aurait pu dégainer, se plaindre, et dire que les médias étaient trop critiques. Mais non. Contrairement à l'attitude qu'il avait pu adopter les jours suivants la défaite face à Manchester, l'entraîneur parisien n'a pas bronché, encaissant les quelques coups sans sourciller.

"Peut-être un peu" esseulé au sein du club, comme il le reconnaît lui-même, l'ancien Borussen se sait en manque de résultats. "C'est la vie d'un entraîneur", dit-il, conscient qu'il n'aura pas le soutien du directeur sportif Leonardo, avec lequel il n'échange pratiquement plus depuis plusieurs semaines.

Les joueurs restent derrière lui

Dès lors, Thomas Tuchel ne pourra compter que sur son groupe et son staff ce samedi (21 h), afin de relever la tête contre Rennes. Un groupe qui a prouvé à Leipzig qu'il ne l'avait pas lâché, même si certains choix font débat dans le vestiaire. Mais un groupe décimé par les forfaits de nombreux cadres (Mbappé, Neymar, Verratti...), qui ont été rejoints ces dernières heures par Keylor Navas et Presnel Kimpembe.

Pour faire face à la deuxième meilleure attaque de L1 samedi soir, le coach du PSG, sous contrat jusqu'en 2021, n'aura donc pas l'embarras du choix au moment de composer son onze de départ. Il ne devra pas se rater pour autant. Car ce match apparaît comme capital pour son avenir, même si son licenciement coûterait près de 10 millions d'euros à QSI. Un montant conséquent dans une période où les grandes dépenses se font rares au Paris Saint-Germain.

Une réunion devrait avoir lieu durant la trêve afin d'effectuer un premier bilan sportif de la saison, et il ne serait pas déjanté d'imaginer que ce bilan puisse précipiter le départ de Tuchel s'il venait à enchaîner un deuxième résultat négatif en l'espace de trois jours.

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