Le fair-play financier a connu des évolutions ces dernières semaines et pour certains cela va dans le sens des clubs les plus riches. Dans une interview accordée à la BBC, Nasser Al-Khelaïfi, président du PSG et de l'ECA, a validé et défendu le nouveau fair-play financier, tout en se montrant ouvert à une évolution des règles avec l'instauration d'un salary cap dans le football européen.
"S'il y avait un plafond salarial, je serai le premier à signer"
"Ce processus a commencé bien avant que je ne devienne président de l’ECA. Deuxièmement, l'ECA est une affaire de leadership collectif : notre ExCo, nos vice-présidents, notre conseil d'administration, de nombreux organes de décision, tous transparents, impliquent des clubs de toutes tailles. Pensez-vous que, même si je suis président de l'ECA, un club peut faire quelque chose que les 246 autres clubs ne veulent pas ? C'est fou, mais les gens aiment penser que j'ai un plan d'ensemble, ça correspond au récit établi. En tant que président de club, si on me disait qu'il y avait un plafond salarial, je serai le premier à signer", a révélé Nasser Al-Khelaïfi.
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Le président du PSG a justifié et défendu l'investissement massif, très critiqué, de son club : "Imaginez qu'il n'y ait pas eu d'investissement ces dernières années. Le football se serait effondré, je vous le promets. Nous sommes un fonds d'investissement. Nous avons acheté le club pour 70 millions d'euros. Depuis, nous avons reçu des offres multi-millionnaires. C'est la marque que nous avons construite comme un véritable investissement, dans les équipes masculines et féminines. Les gens critiquent parce qu'il s'agit d'un patrimoine souverain. Qu'en est-il des autres formes de propriété ?"
"J'ai dit non, ils ont dit qu'ils ne m'avaient pas invité et ça les résume bien"
"Le FC Barcelone est un club appartenant à ses socios, avec une dette de 1,5 milliard d'euros. Ça fonctionne ? Notre investissement dans le PSG n'aide pas seulement un club. Imaginez que le PSG ne soit pas dans le championnat français - où la ligue trouverait-elle un fonds d'investissement pour investir 1,5 milliard d'euros ? Qui va voir les petits clubs pour investir ? Quand vous regardez la vue d'ensemble de ce que nous faisons, ça a élevé le niveau", a ajouté Nasser Al-Khelaïfi.
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Le président de l'ECA a eu un mot pour la Super League reprochant l'hypocrisie des présidents à l'origine de ce projet : "Je veux jouer ces matchs, les grands matchs, bien entendu. Je sais ce que veut le public, mais on ne peut pas dire : 'Toi tu es un petit club, dehors'. Il faut un système ouvert sous l'autorité du gouvernement et où tout le monde est respecté. Le PSG invité à la Super League ? J'aurais pu prendre le chèque de 400 millions d'euros. Ils m'ont invité dans la SuperLeague. Et quand j'ai dit non, ils ont dit qu'ils ne m'avaient pas invité et ça les résume bien. Si j'avais pensé à moi-même, j'aurais pu le faire et particulièrement durant le covid. Néanmoins, que se passe-t-il pour l'écosystème, pour les fans et les valeurs que tout ça représente ?"
"Florentino Pérez m'a parlé lors du match en Ligue des Champions et il m'a dit que nous sommes arrivés à un stade où nous pouvons discuter. J'ai été très dur avec lui. Je lui ai répondu que j'étais content de parler mais que s'il comptait faire des choses dans mon dos, je ne suis pas intéressé", a conclu Nasser Al-Khelaïfi qui n'ira pas en vacances avec son homologue madrilène.

