Cette page contient des liens d'affiliation. Lorsque vous effectuez un achat par le biais des liens fournis, nous pouvons percevoir une commission.
FBL-FRA-LIGUE1-LE HAVRE-PSGAFP

PSG : La confidence de Luis Enrique qui inquiète les supporters

Sur le papier, la semaine a été "presque parfaite", pour reprendre les mots de Luis Enrique. Une qualification arrachée dans la douleur pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions face à Monaco, et une victoire maîtrisée au Havre (1-0) qui permet au PSG de prendre quatre points d'avance en tête de la Ligue 1. Le bilan comptable est irréprochable. Pourtant, derrière la satisfaction de façade, l'entraîneur espagnol a laissé transparaître une lucidité qui tranche avec le discours habituellement policé. Il le sait : son équipe est malade.

"En ce moment, on est moins en confiance que d'habitude"

La petite phrase a été lâchée au détour d'une question sur la tranquillité retrouvée en championnat. "Tranquille ? Au PSG, la tranquillité n’existe pas", a-t-il balayé, avant de livrer son véritable diagnostic : "En ce moment, on est moins en confiance que d'habitude". Cet aveu, rare dans la bouche d'un entraîneur de ce calibre, est une bombe. Il met des mots sur une impression qui flotte depuis plusieurs semaines. Ce PSG, si souverain l'an passé, est devenu une équipe fragile, qui doute, et qui ne maîtrise plus grand-chose.

Car les maux sont profonds et multiples. Face à Monaco, c'est la défense qui a pris l'eau, encaissant quatre buts en deux matches face à une équipe pourtant réduite à dix. Face au Havre, c'est l'attaque qui a fait preuve d'une inefficacité chronique, symbolisée par un nouveau penalty manqué. "Ce n’est pas normal qu’on rate autant d’occasions franches",a d'ailleurs reconnu le coach. Quand ce n'est pas la défense qui flanche, c'est l'attaque qui est en panne. Une alternance qui traduit un déséquilibre et un manque de sérénité criants.

FBL-FRA-LIGUE1-LE HAVRE-PSGGetty Images

Le constat est posé, reste à trouver le remède

Luis Enrique n'est pas un homme à se cacher derrière son petit doigt. Il a identifié le mal qui ronge son équipe. La qualification européenne, aussi étriquée soit-elle, et le matelas en championnat lui offrent un peu de temps pour trouver le remède. Il a parlé de "récupérer des joueurs" et de "s'améliorer". La trêve internationale qui s'annonce arrive à point nommé, même s'il y aura entretemps un double duel contre Chelsea à négocier.

Le technicien espagnol est un perfectionniste. Il sait que le niveau de jeu affiché actuellement est très loin de ses standards et de ses ambitions. L'aveu de ce manque de confiance n'est pas un signe de faiblesse, mais le point de départ d'une remobilisation. Au Stade Océane, le PSG a gagné, mais il n'a convaincu personne, et surtout pas son entraîneur. Le plus dur commence maintenant : transformer ce constat lucide en une véritable renaissance.

Publicité
0