PSG : Javier Tebas assure pouvoir prouver les tricheries du club de la capitale

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Javier Tebas persiste et signe : le PSG ne respecte pas les règles. L'obsession du président de la Ligue espagnole envers le club de la capitale ne date pas d'aujourd'hui, ni d'hier d'ailleurs. Au début, Javier Tebas avait l'ensemble des clubs-états dans son collimateur, à savoir notamment le PSG et Manchester City, mais depuis quelques mois, le président de la Ligue espagnole s'est davantage acharné sur le vice-champion de France en titre.

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Même s'il clame haut et fort que la Liga ne dépend pas d'un seul joueur et qu'il a toujours tenu à dédramatiser les départs de Neymar, Cristiano Ronaldo, puis de Lionel Messi cet été, Javiers Tebas a la dent dure contre le Paris Saint-Germain notamment depuis que l'international brésilien a quitté le FC Barcelone pour rejoindre la France. Dans une interview accordée à L'Equipe, le président de la Ligue de football espagnol a une nouvelle fois chargé le club de la capitale.

"Je critique le PSG parce qu'ils se sont emparés de Neymar et Messi ? C'est se mentir à soi-même que de penser cela. Je critique le PSG car il ne génère pas l'argent pour avoir l'effectif qu'il a. Cela provoque une distorsion de la concurrence dans l'économie du football européen. Cela ne correspond pas à du sponsoring réel. Comment le PSG peut nous expliquer qu'il a un effectif d'une valeur de quasiment 600 millions d'euros ? S'il gagne la Ligue 1, il ne va pas gagner plus de 45 millions d'euros...", a analysé Javier Tebas.

"Je peux montrer, chiffres à l'appui, les tricheries vis-à-vis du fair-play financier"

Javier Tebas 28şubat2020

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"C'est impossible. J'ai invité le président du PSG et celui de la LFP pour leur montrer les chiffres que nous avons et où sont les irrégularités. Ils ne m'ont pas répondu. Ils sont rapides pour critiquer, pas pour me répondre. Je peux montrer, chiffres à l'appui, les tricheries vis-à-vis du fair-play financier, qui n'a pas encore été changé. Avant Messi, le PSG avait un sponsoring 40% plus important que celui de Manchester United... Il y a une valeur de marché...", a ajouté le président de la Ligue espagnole.

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"Que Lionel Messi et Neymar restent au PSG, ça m'est égal. C'est seulement que tout cela fait beaucoup de mal au football européen. Je ne suis pas le seul à le dire. Le PSG a échappé à une sanction pour un vice de procédure, pas sur le fond. Le PSG peut-il être dans les clous du fair-play financier ? Avec celui qui est encore en place, non. Je suis jaloux que le Qatar n'ait pas investi en Espagne ? Je dis la même chose à Almeria, qui appartient à l'Arabie Saoudite. Des clubs-Etats qui investissent sans limites déstabilisent le football", a conclu Javier Tebas.

Toutefois, il a fait amende honorable en remerciant tout de même Nasser Al-Khelaïfi qui s'est opposé au projet de la Super League, un projet auquel il est également farouchement opposé : "J'ai remercié personnellement Nasser Al-Khelaïfi pour la position ferme qu'il a prise. Et je peux le remercier publiquement. Mais ce n'est pas une amnistie qui doit lui permettre de faire ce qu'il veut avec le fair-play financier".