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OM : Lizarazu pas d'accord avec le diagnostic de Beye

Le pompier de service a posé son diagnostic. Dès son arrivée sur le banc de l'Olympique de Marseille, Habib Beye a identifié la source du mal qui ronge son équipe : un manque "d'intensité". Un mot qui est revenu en boucle lors de sa première conférence de presse et durant le stage commando à Marbella. Pour le nouveau coach, le remède est simple : il faut remettre de l'énergie, de la verticalité, du pressing. Un projet de jeu qui "consomme plus d'énergie", comme il l'a lui-même défini. Une analyse partagée et validée par une grande partie des observateurs. Mais pas par tous.

"Je pense qu'il faut restaurer la confiance"

Une voix dissonante s'est élevée ce dimanche matin, sur le plateau de l'émission Téléfoot. Et c'est celle d'un homme qui connaît bien la maison et l'entraîneur : Bixente Lizarazu. Pour l'ancien international français, qui a partagé le vestiaire de l'OM avec Habib Beye, le problème n'est pas là où on le pense. "Habib a analysé qu'il manquait de l'intensité, mais moi je pense qu'il faut restaurer la confiance", a-t-il déclaré, prenant le contre-pied de son ancien partenaire.

Pour le champion du monde 98, le mal est avant tout psychologique. "Il faudra un travail psychologique et mental énorme, dans un contexte qui est énorme pour les joueurs. On voit bien qu'ils ne se donnent pas à 100% parce que l'environnement est toxique en ce moment", a-t-il analysé. Selon lui, avant de penser au physique, il faut soigner les têtes, "qu'ils reprennent du plaisir à l'entraînement". Le stage en Espagne a, selon lui, permis d'initier ce travail, mais le chemin est encore long.

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La défense, autre point de discorde

Bixente Lizarazu a également pointé une autre faiblesse, passée sous silence par le nouveau coach : la défense. "L'autre aspect aussi, c'est que pour moi la défense est toujours fragile, et la défense c'est la solidité d'une équipe. Il faut travailler sur un certain équilibre, elle doit reprendre la confiance", a-t-il insisté. Un tacle à peine voilé à un effectif qui a trop souvent montré ses limites dans ce secteur de jeu.

Ce diagnostic, différent de celui posé par Habib Beye, a le mérite de mettre en lumière la complexité de la tâche qui attend le nouvel entraîneur de l'OM. Le problème n'est pas unique, il est multiple. Physique, mental, tactique... le chantier est immense. Si les deux anciens coéquipiers partagent le même amour pour le club, ils n'ont visiblement pas la même ordonnance pour le guérir. La réponse, comme toujours, viendra du terrain, et ce dès ce soir face à Lyon.

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