La cession de l'Olympique de Marseille est plus que jamais au centre de toutes les spéculations. Le club traverse une évidente phase transitoire, marquée par les départs actés ou imminents de figures clés telles que Pablo Longoria, Roberto De Zerbi et Medhi Benatia. Dans ce climat agité, le propriétaire américain Frank McCourt aurait laissé filtrer une exigence financière astronomique : 1,2 milliard d'euros pour céder son institution. Une somme volontairement exagérée qui semblait de nature à refroidir définitivement tout acheteur potentiel. Pourtant, une information inattendue vient balayer ce chiffre colossal, annonçant un prix de vente réduit de plus de la moitié.
Le véritable prix enfin dévoilé
Cette bombe médiatique a été lâchée par le célèbre éditorialiste Daniel Riolo. Sur les ondes de RMC, le journaliste a assuré que le patron bostonien est loin d'être aussi inflexible que les rumeurs ne le prétendent : « Si tu arrives avec 500 millions d’euros, il te le vend ». Une indiscrétion majeure qui rejoint l'analyse du spécialiste financier David Gluzman, lequel juge la valorisation à plus d'un milliard totalement irréaliste et estime la valeur réelle de l'OM entre 500 et 600 millions d'euros.
Ce montant de 500 millions d'euros s'inscrit parfaitement dans la réalité économique du football actuel. Selon le magazine Forbes, la valeur de l'Olympique de Marseille tourne autour de 594 millions d'euros, sachant qu'à l'échelle mondiale, seuls douze clubs franchissent la barre du milliard. Frank McCourt, en homme d'affaires très avisé, a parfaitement conscience de ce plafond. Ayant acheté le club pour environ 45 à 50 millions d'euros il y a dix ans, une revente à un demi-milliard lui permettrait de réaliser une bascule financière exceptionnelle en décuplant la valeur de son actif.
Le "Project Liberty", la clé du départ
La précipitation apparente de l'Américain à vendre trouve sa source outre-Atlantique. Frank McCourt souhaite ardemment récupérer du cash pour se consacrer pleinement à « Project Liberty », une vaste initiative technologique et politique qu'il prépare depuis deux ans. Ce projet nécessite un engagement financier colossal pouvant aller jusqu'à 500 millions de dollars. Le choix de se séparer de l'OM obéit ainsi à une logique implacable : arbitrer un actif classique pour financer cette nouvelle bataille de long terme aux États-Unis.
Dès lors, l'horizon s'éclaircit pour les repreneurs. Avec ce « vrai » prix de 500 millions d'euros, deux scénarios se dessinent à court terme : une cession totale du club, qui paraît de moins en moins improbable, ou l'entrée d'un investisseur minoritaire. Cette seconde option pourrait voir un partenaire acquérir 30% des parts contre 400 millions d'euros. Dans les deux cas, la volonté de Frank McCourt d'attirer des investisseurs pour recycler son capital est désormais une certitude. Le rachat de l'OM est bel et bien relancé.


