Changement de cap à la tête de l'Olympique de Marseille. Vendredi soir, Pablo Longoria a pris la place de Jacques-Henri Eyraud à la présidence du club après le conflit et la rupture avec les supporters. Dans le même temps, Jorge Sampaoli a été nommé entraîneur, mettant fin à l'intérim de Nasser Larguet.
Dans la foulée, Frank McCourt a tenu à adresser une lettre ouverte en dernière page de La Provence à l'attention des supporters, pour tenter de les rassurer sur l'avenir du club "Je m’engage et je l’affirme : l’OM n’est pas à vendre, et il ne l’a jamais été, ni hier, ni aujourd’hui. Je veux conduire le club vers le succès qu’il mérite, avec la vision d’un OM champion (...) Nous avons besoin d’être ensemble pour réussir ce parcours. J’ai besoin de chaque supporter, chaque joueur, de chaque salarié. Nous avons traversé une période difficile et cela nécessitait des changements. C’est fait", a expliqué le propriéraire américain de l'Olympique de Marseille, à l'écoute.
Ces dernières semaines, les supporters avaient ouvertement réclamé le départ d'Eyraud et ont donc été entendus sur ce point. Après avoir obtenu gain de cause, l'un des principaux groupes de supporters de l'OM, à savoir les Dodger's, n'a pas caché sa satisfaction, par l'intermédiaire de son président Christian Cataldo.
"Quand vous avez en face de vous un peuple, c'est dur de résister"
"Nous sommes soulagés plus qu'heureux. Nous sommes soulagés parce qu'on s'attendait à une lutte longue et difficile. On était déterminé, on était unis, plus que jamais. Nous avions été attaqués comme jamais, menacés comme jamais. Jacques-Henri Eyraud n'a pas mesuré qu'il ne s'est pas attaqué aux groupes de supporters, il ne s'est pas attaqué à une ville, il ne s'est pas attaqué à un club, il s'est attaqué à un peuple. Quand vous avez en face de vous un peuple, c'est dur de résister", a-t-il confié à France Info.
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"Nous sommes contents que Frank McCourt veuille discuter avec nous, c'est très bien. On n'est pas là pour faire la loi. On nous a mis un couteau sous la gorge, un calibre sur la tempe. On s'est défendu, on était dos au mur, on est obligé de se défendre. C'est bien qu'au bout de 5 ans, ils s'aperçoivent qu'il faut qu'ils discutent avec les gens qui vivent le club au jour le jour, qui sont le club, qui sont à l'intérieur du club", a-t-il ajouté. Le début d'une nouvelle ère pour le club phocéen ?



