"Je voudrais remercier tous ceux avec qui j’ai travaillé au Leicester City Football Club. Ce fut un privilège de travailler avec les joueurs, le personnel et la direction. Je tiens également à remercier les fans pour leur soutien fantastique ainsi que pour leur compréhension du développement de l’équipe. J’apprécie vraiment la volonté d’apprendre et le sens du travail de tous les joueurs et je ne doute pas qu’ils auront tous un brillant avenir", écrivait le Français Claude Puel, le 24 février dernier.
Limogé par son club de Leicester après une nouvelle défaite à domicile contre Crystal Palace (1-4), Claude Puel était le dernier représentant français sur les bancs des plus grands championnats européens, une première depuis la nomination d'Arsène Wenger à Arsenal, en 1996.
Getty ImagesInterrogé à propos du départ de son homologue et de l'absence d'entraîneur français dans les quatre autres grands Championnats européens (Allemagne, Angleterre, Espagne, Italie), Rudi Garcia, technicien officiant à l'Olympique de Marseille après une expérience fructueuse en Italie du côté de l'AS Roma, n'a pas hésité au moment d'évoquer un sujet qui, depuis des années déjà, lui tient à coeur. "J'ai toujours été quelqu'un qui défend la corporation, car on fait un métier difficile, et je ne vois pas pourquoi les entraîneurs français seraient moins bons que les autres", a d'abord confié l'ancien entraîneur du LOSC et de l'ASSE.
"Si, déjà, on n'est pas prophètes en son pays, c'est un peu compliqué"
S'il défend la corporation avec panache, l'entraîneur de l'OM a invité les médias à en faire de même : "Si je peux me permettre de mettre une pierre dans votre jardin, vous n'avez pas toujours été tendres avec les entraîneurs français. C'est à vous de nous aider. Quand il y a de la qualité, il faut le reconnaître, cela permettra de mieux nous vendre à l'extérieur. Si, déjà, on n'est pas prophètes en son pays, c'est un peu compliqué. Et je ne parle de mon cas personnel, je pense à Bruno (Genesio) à Lyon, qui fait un travail formidable et c'est incroyable de voir qu'il peut être sur la sellette. J'adore Antoine Kombouaré, mais je ne vois pas pourquoi Olivier Dall'Oglio a quitté Dijon. Je connais les règles du jeu, ce n'est pas le souci, ça arrivera encore à des coaches, ça m'arrivera encore à moi", a ainsi ajouté Rudi Garcia.
"Il y a aussi notre syndicat (l'UNECATEF), qui essaie de nous faire reconnaître, au maximum. Il y a un lobbying qui est plus efficace dans d'autres pays et sur d'autres nationalités, et bien entendu, il y a du talent partout. On devrait être un peu plus cocorico, pour reconnaître que la formation des entraîneurs à la française, elle est bonne. Il y en a des bons, des entraîneurs, il faut les soutenir". Des mots forts, à l'heure où les entraîneurs étrangers sont de plus en plus prisés sur les bancs du championnat de France, et notamment du côté de l'AS Monaco, du FC Nantes ou encore des Girondins de Bordeaux.
