Treizième de Ligue 1, l'Olympique Lyonnais va devoir réagir lors de la seconde partie de saison pour retrouver son standing et surtout la place à laquelle le club rhodanien escompte terminer la saison. Le podium n'est pas si loin pour Lyon, en terme de points, mais il faudra montrer un toute autre visage pour revenir sur les équipes de tête. L'OL pourrait décider de se renforcer cet hiver afin de redresser la barre, mais ce ne sera pas forcément l'option préférée par Jean-Michel Aulas. Dans une interview accordée à L'Equipe, le président de l'OL a maintenu le flou sur ses plans concernant le mercato hivernal.
OL : Jean-Michel Aulas conforte Peter Bosz
"Changer quelque chose dans l'effectif ? Je ne sais pas si c'est nécessaire. Mais on doit influer sur le collectif, parce que l'intensité n'est pas toujours suffisante, comme mercredi en première période. les joueurs doivent faire plus d'efforts. Peter a montré qu'il pouvait adapter son discours et sa méthode à l'effectif, et il faut qu'il continue à le faire. C'est pour cela que Vincent a décidé qu'on allait partir en stage, après la reprise, le 29 décembre, afin que peter et son staff annoncent aux joueurs certains changements. Cela ne veut pas dire qu'il n'y aura pas d'ajustements via le mercato", a analysé le président de l'OL.
Aulas déplore le timing du départ de Juninho
Jean-Michel Aulas a avoué que le départ de Juninho a eu un impact sur les dernières prestations des Gones et a conforté Peter Bosz : "Un mois de décembre compliqué ? On ne peut pas négliger l'impact de l'annonce du départ de Juni. Depuis, on a perdu un peu de notre qualité de jeu, et certaines choses se passent moins bien. Mais, alors qu'on lui reprochait de ne pas changer, il a fait des changements, de système et de joueurs, mercredi. On n'a pas fait un grand match mais on a fait un bon match. Enfin, il n'y a pas de coaches sur le marché qui aient la qualité de Peter Bosz. Donc, on risque simplement de faire plus mal en cédant à la mode de changer de coach".
OL : Peter Bosz fait le bilan de ses six premiers mois
"Donc il va rester. Jusqu'à la fin, j'espère, ce qui serait le signe qu'on aurait les résultats que l'on souhaite, et en tout cas jusqu'à fin février. Dans quel grand club un entraîneur 13ème peut résiter à ce bilan ? A Lyon. C'est peut-être un risque, mais qui est le mieux placé pour savoir si c'est la meilleure décision à prendre ? Si on pent que c'est jouable, et on le pense, ce serait une erreur de ne pas le soutenir, et une faute de changer sous la pression. Je pense que le soutien de Vincent Ponsot et moi-même lui a fait du bien. Maintenant, il le sait, il n'y a pas de doute", a ajouté le président de Lyon.
Aulas conforte Bosz, mais...
Jean-Michel Aulas a toutefois laissé entrevoir une fin prématurée au mandat de Peter Bosz si les choses ne s'améliorent pas : "Fin février, est-ce un ultimatum ? Non, pas du tout. On a conforté Peter, mais sans lui donner d'ultimatum. Vous savez très bien que l'argument le plus convaincant à donner aux journalistes et aux consultants, dans ces cas-là, est de se donner une dizaine de matches pour faire le point. Ou ce sera la même chose, dans la deuxième partie du classement, et il faudra réfléchir éventuellement à une solution alternative, ou on se redressera. Et je sais qu'on va le faire".
Peter Bosz conserve la confiance de Jean-Michel Aulas, et certaines circonstances atténuantes lui offrent un peu plus de temps, mais le crédit du Néerlandais ne sera pas illimité. Si l'Olympique Lyonnais ne redresse pas vite la barre en championnat, la place du technicien néerlandais sera menacée et ce dernier risque de connaître le même sort que Sylvinho, à savoir ne pas avoir le temps de boucler la moindre saison complète sur le banc de touche du club rhodanien.


