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OGC Nice, les présidents de Ligue 1 emballés par l'arrivée d'INEOS

10:53 UTC+2 27/08/2019
Aulas Eyraud
Le groupe anglais de Jim Ratcliffe a finalisé lundi son acquisition de Nice. Les présidents de Ligue 1 voit cette arrivée d'un bon oeil.

L'OGC Nice est passé sous pavillon anglais. Ce lundi, le rachat des Aiglons par le groupe INEOS a été officialisé, faisant passer le club du sud-est de la France dans une autre dimension. Dans les colonnes de L'Equipe, plusieurs présidents de Ligue 1 se sont exprimés sur l'arrivée d'INEOS dans le paysage français, à commencer par Jean-Michel Aulas qui s'est montré fair-play et a souhaité la bievenue à Jim Ratcliffe.

"J'imagine que l'ambition de Jim Ratcliffe est de venir concurrencer le PSG et donc de changer l'ordre des priorités du championnat... Le fait qu'Ineos soit le propriétaire du club protège, me semble-t-il, les autres investisseurs de la Ligue 1 des dérives propres aux investissements d'État qui ne respectent aucune règle économique de concurrence loyale... Bienvenue donc à Ineos, même si ce sera plus rude encore, surtout pour ceux qui ne respecteront pas les règles de concurrence", a déclaré le président de l'OL.

Lopez : "Je n'ai pas peur"

Jacques-Henri Eyraud, président de l'OM voit également cette arrivée d'un bon oeil : "C'est une bonne nouvelle pour le football français. Je regrette toujours que les grands entrepreneurs français n'investissent pas davantage dans le sport numéro 1. Quand on a quelqu'un avec le pedigree de Jim Ratcliffe, avec son envie, cela ne peut être qu'une bonne chose. Je suis pour la concurrence, je ne suis pas contre elle. Mais il y a encore beaucoup de choses à changer pour que la Ligue 1 puisse tirer pleinement profit de l'engagement de tels entrepreneurs internationaux".

Dernier investisseur arrivé en L1, Gérard Lopez est forcément ravi par cette nouvelle : "C'est une très bonne chose pour la Ligue 1. Je n'ai pas peur. C'est un homme d'affaires intelligent, propre et passionné de sports. Cela ne signifie pas que le haut du tableau est inatteignable. On ne peut pas se plaindre que la Ligue 1 est en retard sur les autres grands Championnats européens et déplorer l'arrivée d'un investisseur de cette envergure. Dans le foot, il n'y a pas toujours de corrélation entre les moyens à votre disposition et les résultats que vous obtenez. Il faut aussi bien travailler. Ça aide et ça force les autres à faire plus. C'est bon pour la Ligue 1".

Jean-Pierre Caillot, président de Reims, est motivé par cette concurrence : "Je pense tout d'abord que c'est une bonne chose car cela va créer de la concurrence. Je ne me suis jamais plaint de l'arrivée des investisseurs qatariens. Ce qui me gêne, c'est que cela tue le suspense pour les toutes premières places. Mais cela rajoute à la visibilité et à l'intérêt de la L 1. Ineos fait-il peur ? La peur n'évite pas le danger. Il faut se rendre à l'évidence, l'arrivée de gros investisseurs ne fait que prolonger une orientation que prend le football international. Ce n'est que plus motivant d'exister dans cet univers".