Leonardo Bonucci est devenu une sorte d'ennemi publique numéro en Italie depuis mardi soir en raison de ses déclarations très maladroites à l'encontre de son coéquipier à la Juventus, Moise Kean. Appelé à réagir à propos des insultes racistes dont ce dernier avait été victime dans l'enceinte de Cagliari, le défenseur italien avait à la surprise générale confié que les "responsabilités étaient partagées".
Bonucci a eu droit à une pluie de critiques pour ce qui ressemble au mieux à un manque de discernement, et au pire à un cautionnement de la bêtise humaine et du dérapage des tifosi sardes. Son coéquipier en sélection Mario Balotelli lui a notamment remonté les bretelles, en déclarant qu'il avait raté une "bonne occasion de se taire".
@bonuccileo19L'arrière central de la Vieille Dame ne s'est pas excusé pour cette réaction à chaud depuis hier. En revanche, sur son compte Instagram, il a posté un message dans lequel il assurait qu'il était complètement à l'encontre du racisme et de toute forme discrimination. "Au regard de tout (ce qui a été dit), et quoi qu'il en soit…Non au Racisme !"
En fin de soirée, et voyant qu'il n'avait pas encore suffisamment désamorcé la situation, Bonucci s'est de nouveau exprimé pour certifier que ses "mots ont dépassé [ses]mes pensées". "Après 24 heures, je veux clarifier mes sentiments. Hier, j’ai été interrogé à la fin du match. Mes paroles ont été clairement mal comprises, probablement parce que j’avais trop hâte d’exprimer mes pensées. Des heures et des années ne suffiront pas pour parler de ce sujet.. Je condamne fermement toutes les formes de racisme et de discrimination. Les abus ne sont pas du tout acceptables et cela ne doit pas être mal compris ".
Avec ces publications, et auxquelles il a aussi associé des emojis pour apaiser un peu plus l'atmosphère, Bonucci essaye donc de se rattraper. Mais pas sûr que cette initiative fasse remonter sa cote. L'intéressé ferait aussi mieux de présenter des excuses directement à son jeune partenaire. Car son comportement de la veille avait non seulement de quoi prêter confusion, mais aussi blesser profondément la victime du jour.


