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Italie : Roberto Mancini nourrit de grandes ambitions pour la Coupe du monde 2022

Il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs. Cette célèbre citation marche très bien dans la vie de tous les jours et encore plus dans le monde du football où rien n'est jamais figé et tout peut arriver. Au cours d'un même match, ces dernières années, il a été possible de voir des retournements de situations assez inattendus. L'Italie est bien placé pour le savoir, le destin est parfois surprenant dans le bon comme dans le mauvais sens.

Mancini "a des regrets" après avoir manqué la qualification pour la Coupe du monde

Personne ou presque ne s'attendait à voir la Squadra Azzurra manquer la dernière Coupe du monde en 2018 et peu d'observateurs du football mondial voyaient l'équipe de Roberto Mancini remporter l'Euro en 2020. Et pourtant, ces deux choses se sont passées. Après leur sacre à l'Euro, personne n'aurait imaginé non plus que l'Italie ait besoin de passer par les barrages pour aller au Qatar. La gloire de Wembley est désormais derrière eux et l'Italie doit penser à se qualifier pour le prochain mondial. Pourtant, Roberto Mancini, lui, refuse de penser à une Coupe du monde sans l'Italie, comme il l'a sous-entendu lors d'un entretien accordé à la Gazzetta dello Sport.

Mancini ne pense pas à un éventuel échec en barrages

"Si l'Italie manque la Coupe du monde, est-ce que je resterais ? Je n'y pense pas. Je pense que nous allons gagner la Coupe du Monde. Combien de fois par jour est-ce que je pense aux playoffs ? Peu. Plus que tout, je me dis : mais regarde ce que nous avons jeté..... C'était suffisant pour gagner le match aller avec la Suisse que nous avons dominé. Mais je pense aussi que pendant les qualifications et le championnat d'Europe, tout s'est bien passé et il est normal que tôt ou tard, quelque chose se passe mal. C'est le football. Dans ces cas-là, vous devez faire quelque chose de plus. Nous le ferons en mars", a analysé le sélectionneur de la Squadra Azzurra.

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Roberto Mancini a toutefois regretté que certains aient déjà oublié que l'Italie était sur le toit de l'Europe en juillet dernier : "La gratitude est une denrée rare, encore plus dans le sport et encore plus dans le football. Un seul jeu suffit à vous faire passer de champion à mannequin. Normal. Je regrette plutôt que le chaos des calendriers, perturbé par le Covid, avec des matchs empilés, des qualifications pour la Coupe du monde, la Ligue des Nations, encore des qualifications... nous ait empêchés de profiter pleinement de la victoire du championnat d'Europe. Nous l'avons mérité".

Mancini optimiste pour l'avenir

Le sélectionneur de l'Italie a pris la défense de Jorginho, qui a manqué un penalty au match aller face à la Suisse mais aussi un match retour, deux penaltys qui ont pesé lourd dans la balance finale : "Jorginho a mérité le Ballon d'Or pour tout ce qu'il a fait, j'en suis convaincu. C'est un joueur important, fondamental pour notre jeu. Je me souviens du penalty contre l'Espagne qui nous a mené en finale, pas des deux qu'il a ratés. Et puis je vois qu'il continue à tirer et à marquer depuis le point de penalty... Le problème n'existe pas".

Roberto Mancini a fait le point sur les nouveaux visages de la Squadra Azzurra, Zaniolo, Scamacca, Raspadori et Kean : "Zaniolo peut donner beaucoup à la Roma et à l'équipe nationale. Tout dépend de lui : de sa condition physique et de la continuité de jeu dont il saura faire preuve. Au cours de ces trois années, nous avons eu la garantie d'Immobile et de Belotti et de nombreux jeunes en pleine croissance, avec une bonne qualité. Ces derniers temps, oui, beaucoup se portent bien. Scamacca, par exemple, a tout pour devenir un avant-centre complet. Il peut marquer de toutes les manières : de la tête, du pied, de près, de loin, il a le physique et la technique. Lors de la dernière réunion, je lui ai parlé longuement et lui ai expliqué où il pouvait aller avec son potentiel. Il en va de même pour Zaniolo : tout dépend de lui. Tout dépend de lui. Il est jeune, il doit jouer beaucoup. Il a trois mois entre maintenant et les playoffs et trois mois c'est long pour un jeune. Il peut encore grandir beaucoup".

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