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Gonçalo Ramos craque : geste d'humeur en quittant le terrain lors d'Auxerre - PSG

La scène a jeté un froid soudain dans une soirée qui s'annonçait maîtrisée. Alors que le Paris Saint-Germain dominait stérilement l'AJ Auxerre ce vendredi soir à l'Abbé-Deschamps, Gonçalo Ramos, titularisé à la pointe de l'attaque parisienne, a cédé sa place à l'heure de jeu. Loin de la retenue habituelle qu'il affiche depuis son arrivée dans la capitale, l'attaquant portugais a laissé éclater sa frustration au moment de regagner le banc. Visage fermé, geste d'humeur en frappant la structure du banc de touche : le numéro 9 parisien a manifesté publiquement un agacement profond, rare dans un effectif généralement cadenassé par la discipline de fer de Luis Enrique.

Le coup de sang de Gonçalo Ramos

Cette réaction épidermique traduit un malaise grandissant. Aligné d'entrée par le technicien asturien pour ce déplacement en Bourgogne, Ramos n'a pas réussi à faire trembler les filets, perpétuant une statistique paradoxale qui commence à peser : redoutable en "SuperSub" (il a égalé le record de buts en sortie de banc de Kylian Mbappé), le Portugais peine à peser lorsqu'il débute les rencontres. Face à l'AJA, son incapacité à débloquer le verrou adverse a contrasté avec ses entrées souvent décisives, alimentant ce sentiment d'impuissance qui avait déjà affleuré lors de l'élimination en Coupe de France contre le Paris FC.

Pour Luis Enrique, l'incident est un nouveau test d'autorité. L'entraîneur espagnol, qui prône l'institution au-dessus de tout et n'hésite jamais à sanctionner les écarts de conduite, a pourtant vu son choix tactique validé de manière éclatante. Dix-sept minutes après la sortie houleuse de Ramos, son remplaçant Ousmane Dembélé a débloqué la situation en délivrant une passe décisive parfaite pour Bradley Barcola (79e), scellant l'ouverture du score alors que le tableau affichait 0-0 avec le Portugais sur le pré.

Un avertissement sans frais ?

Si le coaching s'est avéré payant, la gestion de l'humain reste un défi. Ramos, dont l'attitude professionnelle est louée en interne par ses coéquipiers comme Vitinha, semble atteindre un point de rupture psychologique face à son utilisation. Dans un système où les individualités doivent se fondre dans le collectif, ce coup de sang pourrait avoir des conséquences. Luis Enrique, pragmatique mais inflexible, devra désamorcer cette frustration sans affaiblir son autorité, alors que les échéances européennes approchent et que le PSG aura besoin de toutes ses forces vives, titulaires comme remplaçants.

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