En 2006, Zinedine Zidane était au sommet de son art lors de la Coupe du monde avec les Bleus. Pourtant, le mythique numéro 10 avait fait une croix sur l'équipe de France après l'Euro 2004 avant de revenir sur sa décision. Et durant le Mondial en Allemagne, en plus de son rôle sur le terrain, Zidane a eu un rôle prépondérant dans le vestiaire. De nombreux insiders ont souvent sous-entendu que le vestiaire des Bleus était en auto-gestion avec un Zinedine Zidane ayant pris les choses en main et prenant les choses à son compte avec Raymond Domenech comme simple accompagnateur.
Domenech pas à l'origine du retour de Zidane avec les Bleus
Dans une interview accordée à L'Equipe pour ses 50 ans, Zinedine Zidane est revenu sur la Coupe du monde 2006 minimisant totalement le rôle de Raymond Domenech sur le parcours des Bleus ainsi que dans son come back en sélection nationale : "Il est venu me voir. OK. Mais c’est mon envie de revenir qui m’a fait revenir ! Point. Il y a eu d’autres éléments plus irrationnels. Mais pour s’en tenir au rationnel, c’est moi. Nos discussions avec Lilian et Claude. Ce manque des Bleus. Je reviens, je remets le maillot et c’est reparti. C’est magnifique."
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Zinedine Zidane a avoué que le groupe a été en auto-gestion durant la compétition et sa sortie en cours de match face à la Corée du Sud en phase de poules a été l'élément déclencheur : "Il (Raymond Domenech) me sort pour faire entrer David Trezeguet. Mais qui va le faire marquer, David ? Ce n’était pas clair. J’ai les glandes et je le lui fais savoir. Il y a plein de choses qui s’étaient aussi passées, avant. Des histoires racontées sur mon retour qui n’étaient pas la réalité. J’ai décidé de tracer mon truc à ce moment. On a même décidé de tracer notre truc ensemble. Et ça allait le faire. C’était lancé."
"On a pris les clés à 100%"
"On avait pris les clés. À 100 %. On était entre nous, chaque avant-veille de match. On avait trouvé un lieu pour nous. C’était exceptionnel. On faisait venir des merguez de Berlin parce qu’il paraît que c’étaient les meilleures! Des moments magnifiques, pendant quatre heures à table. Il y a eu une vraie cohésion. C’était dans une petite auberge perdue, à quelques kilomètres de notre hôtel. Une ambiance fabuleuse", a ajouté l'ancien numéro 10 des Bleus.
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"Moi, monter sur une table et danser, il faut vraiment que ce soit exceptionnel, sourit Zizou. Dès qu’il y a deux personnes, je ne peux plus le faire… Alors devant quarante, il faut vraiment que ce soit l’euphorie. Quand on revoit les images qui sont sorties, on voit l’ambiance entre nous. C’est la magie. (Franck) Ribéry avec Jacques Chirac, c’est énorme! Franck apostrophait le président comme si c’était un copain du quartier. On a rigolé. Je n’y croyais pas à côté!", a conclu Zinedine Zidane.
Enfin, Zizou a une énième fois expliqué son mauvais geste à l'encontre de Marco Materrazzi en finale de la Coupe du monde : "Ce jour-là, ma maman est très fatiguée. J’ai plusieurs fois ma sœur au téléphone dans la journée. Je sais que ma maman n’est pas bien mais ce n’est pas très grave non plus. Ça m’interpelle néanmoins. Je reste quand même concentré. Mais ce sont des choses qui se bousculent. La pression, ceci, cela. Lui (Materazzi), il ne me parle pas de ma mère. Il a souvent dit qu’il n’avait pas insulté ma mère. C’est vrai. Mais il a insulté ma sœur, qui était auprès de ma maman à ce moment-là. Sur un terrain, il y a déjà eu des insultes. Tout le monde se parle, parfois mal, mais tu ne fais rien. Là, ce jour-là, il s’est passé ce qu’il s’est passé. Il a déclenché quelque chose en parlant de ma sœur Lila. L’espace d’une seconde, et c’est parti… Mais après, il faut accepter. Je ne suis pas fier mais ça fait partie de mon parcours. À ce moment-là, j’étais plus fragile. C’est parfois dans ces moments que tu peux faire quelque chose qui n’est pas bien…".


