Benjamin Pavard France Iceland

France-Islande (4-0) : cette fois, Benjamin Pavard a mis tout le monde d'accord

"Benjamin Pavard, je ne crois pas que vous connaissez. Il sort de nulle part, une frappe de bâtard. On a Benjamin Pavard." Cela faisait quelques temps qu'on n'avait pas entendu ce refrain. Le public du Stade de France l'a entonné en deuxième période après une demi-volée de peu à côté qui a soudainement rappelé l'incroyable but du défenseur contre l'Argentine (4-3) l'été dernier. "Quand le ballon revient, à chaque fois je sens que le public retient son souffle. Moi aussi, je repense à cette frappe. J'espère qu'il y en aura d'autres et que je pourrais les mettre au fond", disait le latéral droit des Bleus, pas malheureux après la large victoire contre l'Islande (4-0).

Les satisfactions étaient nombreuses côté Tricolores, parmi lesquelles la prestation de l'ancien Lillois qui a parfaitement tenu son couloir, apportant offensivement à l'image de ses frappes lointaines (41e, 58e), mais surtout de sa passe décisive pour le 35e but en sélection d'Olivier Giroud (2-0, 68e). "C'est vrai que j'ai fait un bon match, confirmait l'intéressé. J'ai aussi fait une passe décisive, je ne me pose pas de question. Je joue mon football. Je travaille, même les centres, et ça a payé."

En plein débat sur le poste de latéral droit

Benjamin Pavard aurait pu signer une autre passe décisive bien plus tôt sans un arrêt du gardien islandais (17e). Ses centres ont été particulièrement bien distillés, venant récompenser un travail qu'il mène depuis plusieurs mois maintenant. "Je travaille souvent les centres après les entraînements, dès qu'il me reste un peu de jus", précisait le futur bavarois, à l'origine aussi de l'ouverture du score d'une transversale en direction de Kylian Mbappé, alors passeur décisif (1-0, 12e).

L'excellent match du défenseur de Stuttgart intervient alors que le débat sur les latéraux bat son plein. De nombreux joueurs ont été cités pour bousculer la hiérarchie à droite en équipe de France. Les noms de Kenny Lala (Strasbourg), Léo Dubois (OL) en passant par Dimitri Foulquier (Getafe) ont circulé, mais c'est Benjamin Pavard qui a gardé les faveurs du sélectionneur, Didier Deschamps. Une confiance qu'il a parfaitement rendu lundi soir, se montrant sous son meilleur visage face à un adversaire certes peu dangereux. La plus belle des réponses à l'issue d'un rassemblement très bien négocié par l'ensemble du "Groupe France".

Benjamin Quarez, au Stade de France.

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