Championne du monde en 2018, l'équipe de France fait incontestablement partie des favorites pour l'Euro 2020. Avec l'ajout de Karim Benzema dans cette équipe, la bande de Didier Deschamps fait encore plus peur et davantage office de favori pour la compétition. Néanmoins, le statut de favori ne sied pas toujours à merveille à l'équipe de France. En 2002, après avoir réalisé le doublé Coupe du monde-Euro, la France s'était totalement écroulée lors du mondial en Corée du Sud et au Japon.
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Les Bleus n'avaient même pas passé la phase de poules et avaient subi déconvenue sur déconvenue. Alors forcément, les joueurs et les dynamiques ne sont pas les mêmes, mais Didier Deschamps veut éviter de voir la France revivre un tel épisode. Dans une interview accordée à BFM TV, Didier Deschamps s'est montré prudent à une semaine de l'Euro et ne veut pas céder à l'emballement populaire : "Je ne peux pas calmer l'environnement extérieur, qui est j'imagine très positif".
"Avoir confiance et de l'ambition, oui, mais il ne faut surtout pas s'installer dans un confort. Je l'ai déjà dit aux joueurs et je le redirai. Au-delà de la qualité individuelle, la force collective est au-dessus de tout. Il faudra beaucoup d'autres ingrédients, dont l'état d'esprit et la détermination. Certains pourraient penser qu'on a déjà gagné les matchs sans entrer sur le terrain, mais le sportif français en général n'est jamais performant dans cette situation. Il y a ce qu'il s'est passé en 2002 (les Bleus éliminés au premier tour de la Coupe du monde, ndlr), mais je serai très vigilant avec mon staff", a expliqué le sélectionneur des Bleus.
"Ce n'est pas impossible de prolonger après 2022"
Getty ImagesDidier Deschamps est satisfait après le premier match de ses troupes mais attend encore plus : "C'est une étape. Ce match venait conclure une première semaine avec une charge de travail importante. L'adversaire, même s'il a été réduit à dix, avait beaucoup de détermination. On est dans la deuxième partie de la préparation, avec ce deuxième match face à la Bulgarie. Il y a déjà des réponses positives, et des choses à améliorer. On a besoin d'être dans la difficulté, c'est nécessaire, et ça passe par beaucoup d'échanges avec les joueurs et de répétition à l'entraînement".
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Le natif de Bayonne est heureux de l'intégration de Karim Benzema : "Il entre dans un groupe qui se connaît. Je le dis en toute sincérité, ça s'est fait naturellement. Il connaît la plupart des joueurs. C'est un non-sujet. Je peux imaginer que ça puisse amener des questions. Mais pour les gens qui me connaissent bien, si j'ai pris cette décision, c'est parce que j'ai bien mesuré qu'il n'y avait aucun problème sur cet aspect. Par rapport à tous les joueurs, l'équipe de France est au-dessus de tout. Quand je fais un choix, je le fais dans ce que je pense être le bien de l'équipe de France. Si c'est un cas personnel, comme j'ai pu en avoir avec certains joueurs, je passe au-dessus. Je considère que l'équipe de France et l'intérêt collectif sont bien supérieurs à ma personne".
Didier Deschamps a également évoqué son avenir et n'écarte pas la possibilité de continuer après la Coupe du monde 2022 : "Je suis un sélectionneur heureux, parce que j'ai de bons résultats, mais je suis aussi un homme heureux. Comme je le dis, je suis épanoui dans ma fonction de sélectionneur, ça me va bien. À partir du moment où je garde la même passion et la même énergie, il n'y aura pas de problème de mon côté. Si je suis là aujourd'hui, et ça fera bientôt dix ans, c'est parce que j'ai obtenu des résultats. Je ne me projette pas, mais ce n'est pas impossible de prolonger après 2022".
