Didier Deschamps a-t-il tenté de brouiller les pistes ? Vendredi soir, lors de la mise en place de veille de match, le sélectionneur de l’équipe de France avait démarré l’ultime opposition avec Benjamin Pavard au poste de piston droit dans un système à trois défenseurs.
Une manière de brouiller les pistes auprès des yeux indiscrets cachés dans les travées du Parc des Princes ? Possible. Toujours est-il qu’après dix minutes d’exercice, le défenseur Bavarois échangeait sa chasuble avec Kingsley Coman. Un scénario déjà vu lors du huis clos de mercredi.
Quelques minutes après l’entraînement, DD s’entretenait avec l’attaquant. Dernières consignes, dernières corrections, l’ancien Parisien se doutait qu’il serait dans le onze de départ. Surtout après les propos de Deschamps sur son homologue au poste : « Benjamin sait qu'il n'est pas dans la meilleure période de sa carrière, mais je n'oublie pas ce qu'il a fait. »
Au contraire, Coman traverse lui une période intéressante avec le Bayern. Malgré une légère opération du cœur à la mi-septembre, il a déjà disputé 14 matchs avec son club pour 2 buts et 2 passes décisives.
Face à une équipe kazakhstanaise plus faible, malgré quelques séquences de pressing, l’entraîneur des Bleus avait lui choisi une option résolument offensive et plus percutante, partageant avec Hugo Lloris l’idée de marquer vite pour passer une soirée tranquille.
Reste à savoir quelle option sera privilégiée lorsque l’adversité sera plus élevée
L’initiative fut juste. Et si le premier but est venu du côté gauche après une combinaison entre Karim Benzema et Théo Hernandez (1-0, 6e), Kingsley Coman a littéralement dynamité la défense adverse, il est vrai d’une faiblesse abyssale. D’abord sur une transition rapide : après une relance à la main de Lloris et un long ballon parfait de Koundé, le Bavarois devançait Pokatilov, le gardien adverse sorti loin de son but, avant de donner à Mbappé qui marquait dans le but vide (2-0, 12e).
Appliqué dans son repli défensif bien que jamais sous pression, le Bavarois était surtout attendu dans un registre tout en percussion et en dribble. Et il a répondu présent. Six minutes après sa passe décisive, son une-deux avec Mbappé aboutissait sur un centre à destination de Griezmann, qui offrait à Benzema sa première opportunité.
Dans les situations de un-contre-un, Coman a aussi apporté un écho majeur et les défenseurs kazakhstanais se sont souvent retrouvés dépassés. Même quand ils s’y mettaient à deux (20e, 25e). Sa qualité de centre est aussi à souligner et l’un d’entre eux tout simplement parfait, est à l’origine du troisième but de Mbappé (3-0, 32e).
Alors que la rencontre était pliée, sa mission fut uniquement offensive en seconde période. Toujours plus haut et proche de l’axe, il effaçait deux défenseurs avant d’être repris dans la surface ou de tenter sa chance en puissance (50e et 55e).
Reste à savoir si Didier Deschamps reconduira cette expérience lorsque l’altitude s’élèvera. Coman, sorti à la 79e, peut-il être aligné sans faire perdre sa solidité et son équipe à cette équipe ? Pour avoir une réponse, il faudra observer de près le onze aligné en Finlande, mardi.
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