Cette semaine, la Fédération internationale de football association (FIFA) a indiqué que la Coupe du monde 2030 va se jouer sur trois divers continents. Une décision qui fait polémique depuis l’annonce de l’instance mondiale du cuir rond. Un ancien international français s’en prend directement à la FIFA et son président.
Mondial 2030 sur trois continents
Au cours d'une réunion du Conseil de la FIFA, l’instance du football planétaire aurait décidé de retenir la candidature conjointe du Maroc, du Portugal et de l'Espagne pour l'organisation de la Coupe du monde en 2030. Alors que la décision finale sera prise à l'issue de la procédure officielle d'appel d'offres lors du Congrès de la FIFA en 2024, l’instance a fait savoir que d’autres pays d’autres continents devraient également accueillir quelques matchs de ce grand événement du football.
En effet, pour célébrer l'édition du centenaire du Mondial, qui va se jouer en 2030, la FIFA a décidé qu'une cérémonie de célébration aurait lieu dans la capitale de l'Uruguay, Montevideo, où la toute première Coupe du monde a été organisée. Ainsi, selon l’instance dirigée par Gianni Infantino, l'Uruguay, l'Argentine et le Paraguay devraient accueillir les trois premiers matchs de ladite édition.
Une décision qui n’est pas la bienvenue chez Petit
Ancien milieu défensif international français (63 sélections, 6 buts), Emmanuel Laurent Petit a critiqué ce choix incompris de la FIFA. Dans Rothen s’enflamme sur RMC ce vendredi, le champion du monde 1998 a fustigé le choix de la FIFA d’organiser le grand rendez-vous du football en 2030 sur trois continents. Il émet même une idée de boycott des joueurs.
"La FIFA a encore perdu une bonne occasion de briller de par son intelligence. J'ai l'impression que c'est une entité au-dessus du monde, qui passe son temps à faire ce qu'elle a envie sans se soucier un petit peu du monde dans lequel elle vit aujourd'hui. Quand c’est sorti dans la presse, j’ai cru que c’était une plaisanterie en fait. Non mais sérieux ?! On nous met la pression et on nous pointe du doigt aujourd’hui si on ne respecte pas l’écologie, si on n’a pas les bons gestes… Tu penses un petit peu à l’écologie ? Tu penses un petit peu aux supporters ? Déjà que c’est super cher de suivre son équipe nationale…", a commencé l’ancien de Monaco, Arsenal, Barcelone et Chelsea.
"Pour moi, c’est un non-sens. Ça va à contre-courant du monde dans lequel on vit aujourd’hui. Ça ne fait que conforter l’image que j’ai de la FIFA. C’est une structure qui vit dans un paradis fiscal et qui est en dehors de tout soupçon, qui se fiche royalement de ce qui est fait dans le monde… sauf d’engranger toujours plus d’argent. Et les joueurs, on y pense ? Les décalages horaires que tu vas prendre dans la tronche, les déplacements, la logistique… Je suis très étonné qu’aucun politique ne monte au créneau pour dénoncer ça. À un moment donné, peut-être un petit boycott des joueurs aussi, pour dire ‘arrêtez de vous foutre de nous'....", a ajouté Emmanuel Petit.
