Le football italien traverse une phase de transition délicate après le choc provoqué par l'échec de la sélection nationale à se qualifier pour la Coupe du monde. Cette crise n'a pas seulement provoqué un choc parmi les supporters, elle a également ouvert la voie à des changements radicaux au sein de la Fédération italienne de football et a relancé des questions cruciales sur l'avenir des Azzurri et leurs capacités sur la scène internationale.
Dans un geste décisif, Gabriele Gravina a annoncé sa démission de la présidence de la Fédération, plongeant ainsi le système dans une phase de réorganisation complète, avec en tête de liste la question du choix d'un sélectionneur par intérim pour l'équipe nationale, en attendant que soit tranché le dossier du sélectionneur permanent qui succédera à Gennaro Gattuso.
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Le nom d'Antonio Conte, l'entraîneur de Naples, s'est imposé comme le favori pour prendre les rênes de la sélection italienne, une décision qui pourrait marquer son retour sur la scène internationale après plusieurs années d'absence.
Conte avait déjà dirigé la sélection entre 2014 et 2016, et avait réussi à atteindre les quarts de finale de l'Euro 2016, avant d'être éliminé aux tirs au but face à l'Allemagne, ce qui renforce ses chances d'obtenir le soutien de la fédération.
Selon certaines informations, Aurelio De Laurentiis, président de Naples, ne s'opposerait pas au départ de Conte cet été, surtout si Giovanni Malagò est élu nouveau président de la Fédération italienne lors des élections prévues le 22 juin, comme le rapporte le journal « La Gazzetta dello Sport ».
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Après la catastrophe... Un nom inattendu se rapproche de la tête de l'équipe nationale italienne
Conte a laissé la porte ouverte à la possibilité d'entraîner la sélection nationale, affirmant que son avenir à Naples reste en suspens. Il a déclaré après la victoire de son équipe contre Milan en championnat : « N'oublions pas que lors des derniers mois de la saison dernière, les médias ont parlé de mon départ pour la Juventus. Les médias ont besoin d'écrire quelque chose, et il est normal que mon nom apparaisse sur la liste. Si j'étais président de la fédération, je mettrais mon nom parmi les candidats pour plusieurs raisons. »
Il a ajouté : « J’ai travaillé avec la sélection italienne et je connais bien l’ambiance. Représenter son pays est un honneur incomparable. Mais il me reste un an de contrat avec Naples, et à la fin de la saison, je m’assiérai avec le président pour en discuter. »
Conte a également évoqué la situation du football italien après l’échec de la qualification pour la Coupe du monde, déclarant : « Si nous nous étions qualifiés après avoir battu la Bosnie aux tirs au but, les gens auraient parlé d’un grand exploit et d’un beau football. Mais dans ce sport, ce sont les résultats qui comptent. Après trois Coupes du monde consécutives manquées, il faut prendre des mesures sérieuses. »
Il a poursuivi : « Quand j’étais sélectionneur, il y avait beaucoup de discours, mais le soutien des clubs était minime. Aujourd’hui, la situation est catastrophique, mais même dans les catastrophes, il y a toujours quelque chose à sauver. Si rien ne change, la situation restera la même, que nous nous qualifiions ou non. Tout le monde se soucie de l’équipe nationale, et il faut prendre des mesures concrètes. »
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