Vous avez plus de 18 ans ?

Help us verify your age by providing an honest response. This site contains gambling advertising for 24+.

Age-restricted content

Vous n'avez pas l'âge requis pour consulter les contenus liés aux paris. Vous allez être redirigé vers la page d'accueil.

Kovac BeierGetty Images

Traduit par

Cela rappelle une brouille au Bayern Munich ! Niko Kovac s’engage sur une voie discutable au BVB

Niko Kovac et Maximilian Beier discutent souvent, le joueur international allemand l’avait déjà révélé il y a quelque temps. Et il avait aussi mentionné que l’entraîneur du Borussia Dortmund l’avait « rendu meilleur ».

Sous les ordres du Croate, Beier a jusqu’ici disputé 63 matches. Avec aucun autre entraîneur, le joueur de 23 ans n’a cumulé davantage d’apparitions en compétition officielle au cours de sa carrière. Durant cette période, ses statistiques affichent 16 buts et 14 passes décisives, des chiffres solides.

Or, selon les Ruhr Nachrichten, un nouvel échange entre Beier et Kovac aurait eu lieu récemment. Avec un résultat visible également lors des deux apparitions de Beier en match amical pendant cette préparation estivale face au FC Tokyo (1:0) et à Arsenal FC (3:2) : Kovac compte sur Beier comme piston gauche ou droit, chargé de compléter la défense à cinq sans le ballon.

FBL-ENG-PR-GER-BUNDESLIGA-ARSENAL-DORTMUND-FRIENDLYGetty Images

Niko Kovac prévoit d’utiliser Maximilian Beier comme piston au BVB

Ce rôle, alors exclusivement sur le flanc gauche, Beier l’a déjà tenu lors de quatre des six dernières rencontres de Bundesliga de la saison passée. À ce poste, Beier a livré des performances solides, sans variation particulièrement marquée à la hausse ou à la baisse. Il y a signé deux passes décisives et un but en quatre matches.

Que cela doive se poursuivre constitue de la part de Kovac un choix à la fois notable et discutable. Beier n’y prendra pas un immense plaisir, on peut au moins le dire. « Depuis aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours joué devant et c’est là que je me sens tout simplement le mieux », a déclaré Beier pendant la tournée asiatique du BVB. Il avait toutefois introduit sa prise de parole par cette phrase pleine de sens du devoir : « J’aime aussi beaucoup jouer arrière gauche ou arrière droit, pas encore si souvent pour l’instant, mais je pourrais aussi jouer à ces postes. »

Si l’on en croit Kovac, Beier peut visiblement oublier le conditionnel : il va sans doute devoir se faire à ce rôle de piston. L’homme de 54 ans apprécie l’éthique de travail et la flexibilité de Beier. « C’est un cadre de notre équipe. Quelqu’un qui peut occuper plusieurs postes. Maxi est un joueur qui met son propre ego au second plan. Il veut aider l’équipe et il a aussi prouvé qu’il pouvait être vraiment très bon aussi bien devant que sur les côtés. Je sais que Maxi donnera tout, peu importe où il joue. »

Quelles sont les forces de Maximilian Beier ?

Pour l’entraîneur comme pour le « destin » de Beier, voilà sans doute le point décisif : l’énorme intensité de Beier dans les deux sens du jeu. Toutefois, cette force devient un désavantage pour l’ex-joueur d’Hoffenheim si, à l’avenir, il n’est pas utilisé là où son profil devrait en réalité l’amener à jouer, à savoir à un poste axial en attaque.

« Chez moi, il n’y avait qu’un chiffre : le 10 », avait dit Beier il y a de nombreux mois. Il faisait référence à un papier que Kovac avait distribué aux joueurs après sa prise de fonction. Ils devaient y inscrire leur poste préféré. Dans un duo d’attaque ou comme attaquant en soutien dans l’axe et dans les demi-espaces derrière le fer de lance offensif Serhou Guirassy, c’est là que Beier se voit.

En l’envoyant sur le côté, Kovac fait démarrer les courses de Beier depuis une position de départ bien trop basse. Il prive ainsi Beier de ses qualités habituelles, car il se retrouve alors beaucoup trop éloigné du but adverse. Son appel dynamique dans la profondeur, son attaque des espaces dans la surface et son sens du but ne peuvent pas s’exprimer de manière optimale dans ces conditions.

BeierGetty Images

Pourquoi Maximilian Beier n’est pas un piston

Ces qualités sautent vite aux yeux, mais une autre grande force de Beier est plus discrète : sa très grande compréhension du jeu. Beier effectue beaucoup de courses intelligentes, et son comportement au pressing est excellent, en particulier dans le déclenchement. Il a un excellent sens de l’espace, un bon placement et agit toujours de manière très collective.

En revanche, Beier répond à peine au profil requis pour un piston. Dans le repli, il a déjà affiché des lacunes tactiques et défensives, ce qui n’a toutefois rien d’étonnant lorsqu’on a, comme lui, été formé comme attaquant. Des caractéristiques spécifiques au poste, comme une bonne couverture défensive, le placement dans la ligne et une grande qualité de centre depuis des positions basses, ne font pas partie du répertoire de Beier.

Le fait que Beier ne soit ni un joueur capable d’apporter de la largeur à un match, ni un dribbleur de un contre un, se voyait déjà simplement dans ses propres actions en tant que piston. Car, à ce poste, Beier cherche toujours à repiquer dans l’axe et à trouver un chemin vers le centre du jeu. C’est là qu’il veut et doit aller, car c’est en quelque sorte son environnement naturel. Il sait qu’il a davantage de chances d’y réussir ses actions.

Bayern Muenchen v Fenerbahce - Audi Cup 2019 Semi FinalGetty Images

La gestion de Maximilian Beier par Niko Kovac rappelle Thomas Müller

À l’image de Thomas Müller autrefois au Bayern, Beier est un interprète des espaces. Il lit rapidement les situations, repère quand une passe dans l’intervalle serait possible ou quand le jeu pourrait être accéléré. Par ses mouvements et ses courses, il se rend disponible ou attire des adversaires pour libérer de l’espace à ses coéquipiers. Toute cette richesse est bridée lorsque Kovac utilise Beier comme piston inversé.

Müller a d’ailleurs disputé 60 matches sous ses ordres à l’époque à Munich. Lors de 19 d’entre eux, il a fait jouer l’emblème du Bayern sur l’aile droite dans un 4-3-3. Le poste de second attaquant ou de numéro 10 libre, que Müller interprétait si brillamment avant et après cela, avait été supprimé par Kovac. Sur le côté, les qualités de Müller ont finalement été neutralisées, car il lui manquait la vitesse et la qualité de dribble. Müller s’est donc retrouvé de plus en plus souvent sur le banc du recordman allemand sous Kovac, ce qui a donné lieu à la légendaire formule du « bouche-trou » ainsi qu’à la rupture manifeste entre l’entraîneur et le joueur.

Abstraction faite de la dimension humaine, la situation de Beier n’est pas totalement différente. Kovac sacrifie ses instincts individuels à sa propre fidélité au système et satisfait ainsi son besoin de sécurité défensive. Il récompense son sens du collectif par des missions spéciales à un poste qui n’est pas le sien. Que Beier accepte cela sans se plaindre honore son caractère. Tactiquement, le tour de Kovac reste toutefois une fausse bonne idée.

Publicité

VOUS AVEZ APPRÉCIÉ CETTE HISTOIRE ?

Ajoutez GOAL.com à vos sources préférées sur Google pour consulter davantage de nos articles

Suivez GOAL sur Google