Ballon d'Or algérien : Youcef Belaili, de l'ombre à la lumière (1/5)

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Après un début de carrière tumultueux et marqué par de nombreux épisodes regrettables, le natif d'Oran a enfin confirmé les espoirs placés en lui.

Lundi prochain sera désigné le 18e lauréat du Ballon d'Or algérien. Le groupe El-Heddaf Le Buteur procédera, comme chaque année depuis 2001, à l'élection de celui qui aura le mieux représenté le pays durant l'année 2018. Parmi les cinq candidats figure un certain Youcef Belaili. En Europe, ce milieu offensif n'est pas très connu, en raison d'un vécu quasi nul sur le Vieux Continent. Mais, en Afrique, il est devenu une vraie attraction, et dont la réputation se construit enfin à travers des faits d'armes que les faits divers.

Voici les trois raisons pour lesquelles il mériterait de succéder à Faouzi Ghoulam.


Parce qu'il a été sacré champion d'Afrique avec l'ES Tunis 


Aucun footballeur algérien n'a remporté de trophée sur la scène africaine en 2018 à l'exception de Belaili. Transféré à l'ES Tunis en janvier dernier après un passage manqué au SCO d'Angers, il s'est très vite adapté à cette formation, gagnant aussi sa place de titulaire en un temps éclair. Devenu le maitre à jouer de l'Espérance, il a grandement contribué à la conquête de la C1, même si son compteur de buts est resté bloqué à une unité dans cette compétition. Dans le championnat tunisien, il a eu plus de réussite dans la finition, scorant notamment lors du derby face à l'ES Sahel ainsi que lors du match du sacre face à l'ES Metlaoui.


Parce qu'il a parfaitement rebondi après une longue pénitence  


Excellent lors de ses premiers pas chez les pros et à l'occasion de son premier passage à l'EST (2012-14), Belaili s'est quelque peu égaré avec l'âge, après avoir flirté avec le côté obscur de la gloire. Pour avoir consommé de la cocaïne lors de son passage à l'USM Alger, il a été suspendu pour une durée de deux ans. À la suite de cette sanction, le SCO d'Angers et son président Said Chaabane lui ont tendu la main pour qu'il puisse relancer sa carrière. Il ne l'a pas saisie à cause de son impatience et son refus de rester toute une saison avec la réserve. Au final, cela lui a donc fait presque trois années entières sans le moindre match de haut niveau. D'autres à sa place auraient pu alors jeter l'éponge et baisser définitivement les bras. Mais, revanchard, Belaili a su habilement remonter la pente. Son année à l'ES Tunis a été un modèle de rebond et de retour en grâce.


Parce qu'il s'est enfin fait une place en sélection  


Le 18 novembre dernier, à Lomé, Belaili a été titularisé par Djamel Belmadi pour le match de la sélection algérienne face au Togo. Un match décisif pour la qualification à la CAN. Ce n'était pas sa première cape avec les Verts (il avait été convoqué par Christian Gourcuff en 2015 pour des matches amicaux face au Qatar), mais c'était la première qu'il honorait en tant que membre du onze de départ. Etre titulaire en sélection pour la première fois à l'âge de 26 ans ce n'est pas un exploit en soi, mais connaissant le parcours de ce joueur et les contraintes qu'il a dû surmonter, cette sortie en terre togolaise s'apparentait à un vrai accomplissement. De plus, il s'est montré très à son aise durant cette partie, participant activement à la belle victoire des Fennecs (4-1).


Le bémol : Son passé pourrait le défavoriser


Belaili a été l'un des meilleurs algériens sur l'année 2018. Mais sa candidature pour le trophée individuel suscite des controverses en raison de son passé et les erreurs qu'il a pu commettre. D'aucuns risquent de juger qu'il n'a pas fini de payer sa dette et que la phase de repenti n'est pas encore totalement terminée. Et ça ne serait pas complètement incongru. Et face aux arguments des autres concurrents pour la distinction en question, ça ne peut qu'être pénalisant.

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