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Adil Rami : "Des clubs m'appellent, mais je veux un vrai entraîneur"

Depuis son titre de champion du monde remporté en 2018, Adil Rami est en difficulté. Après avoir quitté l'Olympique de Marseille l'été dernier pour rejoindre Fenerbahçe, l'international français a rejoint Sotchi cet hiver, puis a été libéré par le club russe. Sans club, l'ancien défenseur de Lille n'entend pas raccrocher les crampons et espère bien évidemment rebondir au plus vite. Mais Adil Rami n'est pas prêt à accepter n'importe quel projet et a un désir particulier en tête.

Adil Rami a déjà quitté Sotchi

Dans une interview accordée à So Foot, Adil Rami a indiqué vouloir un entraîneur lui disant les choses en face : "Aujourd'hui, c'est le brouillard. La situation est particulière du fait de la pandémie. Là, j'ai des clubs qui m'appellent, mais je veux un vrai coach. Pas un faux-cul, quelqu'un en qui je peux avoir toute confiance. Je veux un bonhomme. Les bonhommes que j'ai rencontrés dans ma carrière ? Pascal Planque, Claude Puel, Didier Deschamps, Laurent Blanc, Clarence Seedorf, Unai Emery, Valverde".

"Un mec qui n'a pas le goût de l'effort, il dégage"

Adil Rami France celebrationsGettyimages

"Est-ce que Puel me veut à l'ASSE ? Non, sinon, il m'aurait déjà appelé. Je crois que beaucoup de clubs pensent que je suis cher, et c'est aussi du fait du coronavirus, car tu ne peux pas dépenser des sommes folles. Mais bibi, il est libre, faut que tu viennes me voir. Je pense que j'ai un bon cardio, un bon physique et que j'ai encore deux-trois ans dans les jambes... Mais je ne suis pas sûr de vouloir les faire", a ajouté le défenseur français.

OFFICIEL - Pelé prolonge avec l'OM

Adil Rami est revenu sur son titre de champion du monde 2018 sans la moindre minute jouée dans la compétition : "Est-ce que je me sens champion du monde au même titre que les autres ? Oui, à 300%. Là, où j'estime que j'ai gagné la Coupe du monde, c'est en faisant l'année parfaite avec l'OM. Sur la saison, il n'y a pas un concurrent qui pouvait dire : "Je méritais plus d'être là que Rami". Je ne sais pas qui aurait pu être à ma place. Donc dans mon esprit, c'est : "T'est champion du monde par rapport à ça". Quand les gens me disent dans la rue : "Tu n'a pas joué", franchement, ça ne me dérange pas, il faut 23 joueurs dans un groupe. La satisfaction, c'est lorsque tu demandes aux gens de sortir cinq joueurs français de la Coupe du monde, ils vont bien souvent me mettre dedans".

"Cela ne me dérange pas parce que j'ai gagné des titres. Bien plus que la plupart des joueurs français, d'ailleurs. J'ai gagné la Ligue Europa, la Ligue 1, la Coupe de France et la Coupe du monde, j'ai joué des finales... Certes, je suis un compétiteur, j'ai envie de jouer, mais le sport, ce n'est pas que gagner ou perdre. C'est beaucoup plus profond. Avant, je me rendais malade quand je perdais. Maintenant, j'accepte le verdict du sport. Le fait de comprendre que l'important, dans un groupe, c'est la cohésion, c'est là où Deschamps a été fort. (...) Moi demain, si je suis entraîneur, un mec qui n'a pas ce goût de l'effort commun, qui ne veut pas aller aider l'autre, il dégage. Je m'en bats les couilles que tu puisses faire des petits ponts. Il y en a trop des joueurs comme ça", a conclu le défenseur de l'OM.

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