Tunisia v Japan: Group F - FIFA World Cup 2026Getty Images Sport

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Un départ imminent ? Renard éclaire la crise tunisienne après l’élimination de la Coupe du monde

Hervé Renard, le sélectionneur de l’équipe de Tunisie, a exprimé sa profonde déception après la cuisante défaite 4-0 concédée face au Japon dimanche matin, lors de la deuxième journée du groupe F de la Coupe du monde.

L’entraîneur français a pointé du doigt un « manque criant de communication » entre les lignes, surtout en défense, qui a précipité cette défaite.

Avec ce résultat, la sélection tunisienne quitte déjà la Coupe du monde avant même son dernier match de la phase de groupes, programmé vendredi prochain face aux Pays-Bas.

  • Ce but précoce bouscule les plans de Renard.

    Dans sa première déclaration accordée à beIN Sports après la rencontre disputée au stade de Monterrey, Hervé Renard a reconnu que son équipe avait été secouée par un but précoce (4e) « qui a fortement affecté le moral des joueurs » face à une sélection japonaise qu’il a qualifiée de « haut niveau », reconnaissant que la fragilité défensive s’était poursuivie en deuxième mi-temps, l’équipe n’ayant pas réussi à protéger ses filets « de manière optimale ». 

    L’entraîneur français de 57 ans, qui a succédé à Sabri Lamouchi après la lourde défaite 5-1 contre la Suède, a ajouté : « Nous sommes en difficulté sur toutes les lignes, surtout derrière. Il y a un vrai manque de communication entre les joueurs, ce qui a entraîné une série d’erreurs coûteuses. »

    Il a conclu : « Notre prestation était tout à fait inacceptable et ne correspondait pas au niveau attendu en Coupe du monde. Nous devons l'admettre sans chercher d'excuses. »

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  • Un indice annonçant un départ ?

    Renard a reconnu avoir préparé l’équipe pour ce match « en très peu de temps », mais il a souligné qu’il avait suivi plusieurs matchs précédents de la sélection tunisienne et qu’il disposait d’une connaissance approfondie du football tunisien grâce à son expérience passée à la tête d’autres équipes nationales africaines.

    Interrogé sur l’après-Coupe du monde, il a refusé d’entrer dans les détails, laissant entendre qu’il ne poursuivrait pas sa mission après la compétition : « Je suis venu entraîner la sélection pendant la Coupe du monde, je ne peux donc pas aborder pour l’instant la question de l’après-tournoi. »

    Il a conclu en assumant « l’entière responsabilité du match d’aujourd’hui, sans rejeter la faute sur autrui », d’après les propos recueillis par la radio tunisienne Jawhara FM sur son site Internet.

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  • Al-Sakhiiri : un aveu douloureux

    Elias Sakhi, le capitaine de la sélection tunisienne, a présenté des excuses sincères au public tunisien, reconnaissant que les performances de l’équipe face à la Suède et au Japon étaient « honteuses » et inacceptables.

    Selon la radio Jawhara, le capitaine a déclaré après la défaite 4-0 concédée dimanche matin à Monterrey face au Japon : « Nous présentons nos excuses au peuple tunisien… Nous devons assumer nos responsabilités. Nous n’étions pas au niveau escompté pour disputer la Coupe du monde. »

    Le capitaine des « Aigles de Carthage » a reconnu que le groupe n’avait pas le niveau nécessaire pour rivaliser dans une telle compétition, déclarant : « La vérité, c’est que nous n’avons pas le niveau pour disputer une épreuve de cette envergure. Participer à la Coupe du monde exige un travail approfondi et continu sur plusieurs années. »

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    Il a appelé à l’élaboration d’une « feuille de route et d’un projet d’avenir » pour relancer le football tunisien, insistant sur la nécessité d’une formation solide dès le plus jeune âge. « Si nous voulons développer notre football, nous devons travailler sur plusieurs plans, à l’image de ce que font déjà plusieurs sélections africaines », a-t-il conclu.

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