Alors que certains imaginaient la crise derrière eux, un nouveau choc financier frappe l’Olympique Lyonnais. Le fonds américain Ares Management exige le remboursement immédiat de 250 millions d’euros à la structure de John Textor. L’équilibre du club vacille.
AFPTrès mauvaise nouvelle en vue pour l’OL, John Textor encore mêlé
AFPUn prêt massif devenu source de conflit
Retour en 2022. Pour racheter l’OL, John Textor s’appuie sur sa holding Eagle Football Holdings et contracte un prêt de 425 millions d’euros auprès d’Ares Management. Une opération ambitieuse, pensée pour bâtir un groupe international.
Depuis, 175 millions d’euros ont été remboursés grâce à la vente des parts détenues dans Crystal Palace. Il reste pourtant 250 millions à régler. Et cette somme, le créancier veut la récupérer immédiatement.
Selon les informations révélées par Bloomberg, Ares active une clause de remboursement accéléré. Le ton monte. Le dialogue se crispe.
AFPPourquoi Ares hausse le ton
La confiance s’effrite entre les deux camps. Ares observe avec inquiétude plusieurs décisions prises par Textor. La révocation de certains administrateurs, mais aussi le recours à de nouveaux financements pour soutenir Botafogo, irritent le fonds américain.
Ares estime que les garanties initiales ne suffisent plus. Le créancier refuse de patienter davantage. Il réclame son dû, maintenant.
De son côté, John Textor conteste toute violation contractuelle. Il défend sa stratégie et nie toute faute. Le bras de fer s’intensifie. L’OL se retrouve au centre du jeu.
AFPL’OL menacé de vente forcée ?
La question circule ouvertement : que se passe-t-il si Eagle Football ne parvient pas à rassembler les 250 millions d’euros dans les délais ?
Plusieurs scénarios émergent. Une cession contrainte du club n’apparaît plus comme une hypothèse théorique. Ares pourrait imposer la vente à un tiers pour sécuriser son remboursement. Autre possibilité : une prise de contrôle directe du club afin d’éponger la dette.
Dans les deux cas, l’Olympique Lyonnais deviendrait un levier financier. Une perspective qui inquiète profondément les supporters. L’idée de voir leur club servir d’actif d’ajustement financier provoque colère et anxiété.
Le flou domine. Qui pourrait reprendre le club ? Avec quelles garanties sportives ? Quel projet à moyen terme ? Le doute plane au-dessus du Groupama Stadium.
Getty Images SportUne tension accrue avec la DNCG
La crise ne se limite pas au bras de fer avec Ares. Les relations avec la DNCG restent fragiles. L’été dernier, les échanges s’avèrent déjà tendus autour de la gestion financière du club.
Aujourd’hui, l’ultimatum du créancier accentue la pression. Les supporters observent la situation avec inquiétude. Les résultats sportifs récents ne rassurent pas. Les épisodes internes, parfois agités, nourrissent la défiance.
Dans un contexte international déjà complexe pour la galaxie Textor, Lyon avance sur un fil. Chaque décision comptera. Chaque jour pèse.
L’OL attend la suite d’un feuilleton dont personne ne connaît l’issue. Le club espère un dénouement rapide. Les supporters, eux, redoutent un tournant historique.

