Parmi les milieux défensifs de Tottenham, trois joueurs se détachent pour répondre aux exigences actuelles et futures du poste.
Polyvalent, Archie Gray figure parmi les rares candidats au titre de joueur de l’année du club – à moins que ce trophée ne soit, comme chez les Queens Park Rangers en 2012-2013, attribué aux supporters. Dans une équipe qui a perdu de son charisme, le jeune Britannique a gagné en assurance, livrant ses meilleures performances dans les moments critiques.
Tudor a constaté que Gray formait un duo efficace avec Pape Matar Sarr, qui, malgré ses 137 matchs pour les Spurs, n’aura que 24 ans la saison prochaine. Au cours de ses trois saisons complètes avec l’équipe première, Tottenham a affiché un bien meilleur niveau d’efficacité avec Sarr dans le onze de départ qu’en son absence, grâce à son agressivité sur l’homme et à sa capacité à transporter le ballon jusqu’au dernier tiers.
Le retour de Lucas Bergvall, fraîchement remis de blessure, tombe à pic. Comme Sarr, le jeune Suédois peut éliminer plusieurs adversaires balle au pied, même si, sous l’ère Frank, cette capacité avait été injustement cataloguée comme une qualité d’attaquant. De Zerbi devrait logiquement l’utiliser dans un rôle plus reculé.
Lors de sa première conférence de presse, vendredi, De Zerbi a d’ailleurs exprimé son admiration pour Conor Gallagher, arrivé en janvier et encore en quête d’une première victoire en Premier League sous le maillot des Spurs : « Je veux revoir le Gallagher que j’aimais à Chelsea. »
De Zerbi n’envisagera Yves Bissouma, dont le contrat expire bientôt, et Joao Palhinha, actuellement prêté, qu’en cas d’urgence absolue. Moins influents que les autres milieux évoqués, ils ne semblent pas entrer dans les plans à long terme du club.