La série parfaite de l’Olympique Lyonnais s’est brutalement interrompue ce dimanche. Après trois victoires inaugurales, les hommes de Paulo Fonseca et Jorge Maciel se sont inclinés à Rennes (3-1) lors de la quatrième journée de Ligue 1. Au-delà du revers, c’est surtout la gestion arbitrale qui fait grincer des dents à Lyon. La semelle d’Anthony Rouault sur Khalis Merah, ignorée par Ruddy Buquet et sa collègue vidéo Stéphanie Frappart, a mis le feu aux poudres. Le club s’estime lésé, dénonçant une incohérence qui, selon lui, a directement pesé sur le sort du match.
AFP
AFPUne défaite au goût et une action litigieuse qui enflamme Lyon
Tout avait bien commencé pour les Gones, dominateurs en première période et logiquement devant au tableau d’affichage. Mais le carton rouge infligé à Tyler Morton a bouleversé la rencontre. Réduits à dix, les Lyonnais ont cédé dans le dernier quart d’heure, laissant filer un succès qui leur tendait les bras. Une bascule cruelle pour un OL jusque-là impeccable depuis le début de saison.
L’épisode le plus contesté survient bien avant l’expulsion de Morton. À la suite d’un duel musclé en première période, Anthony Rouault plaque sa semelle sur la cheville de Khalis Merah. L’action paraît évidente pour beaucoup, mais la VAR ne bronche pas. Stéphanie Frappart, en charge de l’assistance vidéo, ne signale rien à Ruddy Buquet. Résultat : aucune sanction disciplinaire. L’OL fulmine, d’autant que le défenseur rennais est ensuite buteur, renforçant la frustration des Lyonnais.
AFPL’ironie grinçante du club sur les réseaux
Lundi matin, le compte officiel du club rhodanien a publié un message sarcastique accompagné de la vidéo litigieuse : « Trop d'électricité sur le terrain, surtension qui a apparemment coupé les écrans du VAR. C'est l'action électrique de #SRFCOL présentée par MGMotorFrance ».
Un ton moqueur qui traduit la colère d’un club persuadé d’avoir été floué. À chaud, Matthieu Louis-Jean, le directeur du recrutement lyonnais n’a pas mâché ses mots dimanche soir, déplorant le manque de lucidité des arbitres de la rencontre.
« Il y a eu un fait de jeu important en première mi-temps sur Khalis Merah. La faute pour moi est flagrante. Il y a une incompréhension sur la cohérence de l’arbitrage, bien sûr. C’est extrêmement dommageable parce que le joueur qui aurait dû être expulsé marque le premier but. On a l’impression que les mêmes actions se répètent. C’est une incompréhension totale sur ce fait de jeu. (…)On n’a pas d’explication. On essaye d’en avoir. La VAR, qu’est-ce qu’elle fait? C’est Mme Frappart qui était à la VAR, comment elle peut ne pas appeler M. Buquet? On veut avoir des explications. Ce sont des situations qui se répètent. On ne veut pas devenir paranos, mais encore une fois aujourd’hui, ce fait de jeu conditionne aussi notre défaite », a-t-il lâché.
Mathieu Louis-Jean a même jugé que Khalis Merah aurait pu se faire « casser la jambe », des propos qui traduisent l’amertume de tout le club.
Getty ImagesL’OL réclame des explications
Lyon attend désormais un retour concret de la Direction nationale de l’arbitrage. Le sentiment d’injustice reste vif, renforcé par une impression de déjà-vu. Pour l’OL, la confiance envers la VAR et la cohérence arbitrale s’effrite sérieusement. La polémique risque donc de perdurer bien au-delà de cette défaite en Bretagne.



