Le Parc des Princes a livré un scénario tendu mercredi soir. Le Paris Saint-Germain et l’AS Monaco se sont neutralisés (2-2), mais le PSG valide son billet avec un score cumulé de 5-4. Pourtant, au-delà du résultat, un fait de jeu concentre toutes les discussions : l’expulsion de Mamadou Coulibaly à l’heure de jeu.
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AFPLe tournant du match au Parc des Princes
À la 58e minute, l’arbitre renvoie Mamadou Coulibaly aux vestiaires. Deux avertissements en l’espace de trois minutes. Le premier, pour une faute sur Nuno Mendes, ne souffre guère de contestation. Le second, après une intervention sur Achraf Hakimi, déclenche la colère monégasque.
À dix contre onze, la tâche devient immense pour le club de la Principauté. Le PSG gère. Monaco s’accroche. Mais la qualification file vers Paris.
AFPPocognoli dénonce un traitement inégal
En conférence de presse, Sébastien Pocognoli ne masque ni sa déception ni son irritation. « Pour moi, ce carton rouge n'est pas mérité. C'est un peu sévère. Surtout que l'enchaînement des deux cartons se fait dans un laps de temps de cinq minutes (trois en réalité, Ndlr) », a tranché Sébastien Pocognoli en conférence de presse.
Le technicien pointe ensuite une situation qu’il juge comparable. « C'est un jeune joueur. Pas de problème s'il (l'arbitre) le donne. Mais alors il doit le donner 10 minutes plus tard à (Lucas) Hernandez qui est en face du quatrième arbitre avec une jambe tendue sur Vanderson. À ce moment-là, il y a une psychologie envers Hernandez et on lui dit 'calm down' ('calme-toi', NDLR), alors que c'est un joueur qui a une Coupe du monde. Mais à un jeune joueur, on ne le fait pas. Donc il y a deux poids, deux mesures. Ça se passe trop souvent avec Monaco cette année, malheureusement. Donc (..) il y a aussi un peu de colère », a-t-il ajouté.
Le coach évoque une différence d’appréciation entre un joueur expérimenté comme Lucas Hernandez et un jeune milieu de 21 ans.
AFPFrustration et fierté malgré l’élimination
La frustration ne s’arrête pas là. « J'ai de la frustration car ça peut forcément refaire l'historique des deux rencontres. Terminer les deux rencontres à 10… On se dit 'et si on avait terminé à 11, qu'est-ce qu'il se serait passé? », a poursuivi le coach monégasque, en référence à l'expulsion d'Aleksandr Golovin lors du match aller.
Malgré l’élimination, Pocognoli retient l’attitude de ses joueurs face au Paris Saint-Germain. « Sur l'ensemble des deux matchs et de manière globale sur cette campagne européenne, on a été plutôt satisfaisants et séduisants. On a pu grandir dans cette compétition pour arriver aujourd'hui avec une certaine consistance dans notre attitude. J'avais dit à mes joueurs que si on pouvait faire douter le PSG, c'était pour moi un beau succès et on l'a fait jusqu'à la dernière seconde à 10 contre 11. Donc chapeau aux joueurs », a conclu l’ancien coach de l’Union Saint-Gilloise.
Monaco quitte la Ligue des champions. Avec des regrets. Et un sentiment d’injustice qui ne s’éteint pas.



