Ce samedi soir, le PSG joue gros. Une finale de Ligue des Champions, face à l’Inter Milan, que toute une ville attend avec impatience. Mais si l’espoir règne côté supporters, c’est l’inquiétude qui flotte du côté des commerçants parisiens, notamment sur les Champs-Élysées. Fermetures imposées, forces de l’ordre mobilisées, souvenirs de violences encore frais… L’avant-match prend une tournure bien particulière dans la capitale.
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AFPUne ville sur le qui-vive
Pas question de revivre le chaos. C’est ce que promet Laurent Nuñez, préfet de police de Paris, qui a détaillé vendredi les contours d’un plan d’envergure pour encadrer les potentiels débordements liés à la finale de la C1. Pour cela, 5.400 membres des forces de l’ordre prendront position dans Paris et sa banlieue.
Les lieux névralgiques ? Sans surprise, les Champs-Élysées et les abords du Parc des Princes. Le cœur de la fête potentielle, mais aussi le théâtre des pires débordements par le passé. Les autorités prévoient ainsi de couper la circulation dès ce samedi midi autour de l’Étoile, puis d’étendre cette restriction à 18h sur le bas des Champs.
AFPRideaux baissés, nervosité affichée
Les commerces n’échapperont pas à la manœuvre. Le mot d’ordre est clair : fermeture samedi à 19h, pour ne rouvrir qu’à zéro heure lundi. Seule une dérogation accordée pour certains établissements du bas de l’avenue offrira un peu de souplesse dimanche.
Mais cette précaution ne suffit pas à rassurer. Alexandra, fleuriste du quartier, se sent exposée. « On n’a pas de stores, on n’a que des portes vitrées, donc zéro protection devant. On fermera à clef et puis on verra ce qu’il se passe. En espérant qu’ils ne nous cassent pas tout. On croise les doigts », confie-t-elle avec appréhension, dans des propos rapportés par RMC.
AFPLes cicatrices des Gilets jaunes
Les souvenirs brûlent encore les esprits. Alexandra n’a pas oublié les vitres brisées, José se souvient du kiosque incendié. « Il n’y avait plus rien, j’ai pas envie que ça revienne ce genre d’épisode, ça suffit. Les gens ont envie de travailler. Je veux qu’il y ait de l’ordre », réclame-t-il.
Arthur, patron d’une salle de sport, n’attend pas de miracle. Il planque ce qui a de la valeur, « cacher les ordinateurs », pour ne pas tenter le diable, notamment « éviter que des gens mal intentionnés voient des objets de valeurs ». Et quand il fait ses comptes, l’addition est salée : 1.000 euros de chiffre d'affaires envolés en une journée.



