Dans un Olympico sous haute tension, Marseille a puisé dans ses réserves pour terrasser Lyon (3-2). Si Igor Paixão a éclaboussé la rencontre de son talent, un autre homme a fait chavirer le Vélodrome. Il s’agit du capitaine gabonais, Pierre-Emerick Aubameyang.
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AFPUn doublé qui change tout
Longtemps mené (1-2), l’Olympique de Marseille semblait filer vers une nouvelle désillusion. Puis le match a basculé. Dans les dix dernières minutes, Pierre-Emerick Aubameyang a surgi. Deux frappes. Deux buts. Et un stade en fusion.
Le Gabonais inscrit d’abord l’égalisation, avant de crucifier l’Olympique Lyonnais à l’entrée du temps additionnel. Un scénario renversant qui relance totalement la course à la Ligue des champions. Avec désormais sept réalisations en Ligue 1 cette saison, l’attaquant confirme son poids dans les moments brûlants.
Igor Paixão, impliqué sur les trois buts marseillais, reçoit le trophée d’homme du match. Logique. Mais Aubameyang a marqué les esprits.
AFPUne célébration inattendue
Après son second but, le Vélodrome s’attend à son traditionnel salto. Il n’en est rien. L’ancien joueur d’Arsenal esquisse une danse inspirée de la Tecktonik, sourire large, gestes assumés. Une scène qui rappelle les années 2000.
Au micro de Ligue 1+, diffuseur du championnat de France, il dévoile l’origine de ce choix : « C'est mon fils qui m'a demandé de danser! C'est pour la trend (la tendance ndlr), donc on lui fait plaisir! »
Un clin d’œil familial dans un moment capital. Simple. Sincère.
AFPLe mental avant tout
Au-delà du geste technique et de la célébration, Aubameyang insiste sur l’état d’esprit. L’OM sort d’un stage à Marbella, organisé pour renforcer la cohésion autour du nouvel entraîneur Habib Beye. Une mise au vert qui porte ses fruits.
Le buteur marseillais souligne l’engagement collectif : « On a mis les ingrédients pour aller la chercher. On l'a fait au mental. Le fait de partir en stage nous a donné cette force-là de travailler en groupe, de faire les efforts. C'est ce que l'on a fait ce soir, on a mis beaucoup d'intensité ».
Marseille revient à deux points de Lyon. Le suspense renaît. Et le Vélodrome retrouve des frissons.



