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OM, Roberto De Zerbi fracasse ses joueurs après Nantes

L’Olympique de Marseille pensait avoir refermé l’année sur des bases solides, mais le début de 2026 a brutalement ravivé les doutes. Battu à domicile par le FC Nantes (0-2), pourtant en difficulté au classement, l’OM a sombré dans un scénario aussi imprévisible que traumatisant. Réduit à neuf, dépassé dans l’intensité et conspué par son public, le club phocéen a surtout vu son entraîneur Roberto De Zerbi sortir de ses gonds. 

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    OM - Nantes, une soirée noire au Vélodrome

    Lors de la 17e journée de Ligue 1 dimanche, l’OM de Roberto De Zerbi abordait la réception de Nantes avec l’ambition de prolonger une dynamique positive, marquée par trois succès consécutifs toutes compétitions confondues. Les retours de plusieurs titulaires laissaient espérer une confirmation face à un adversaire engagé dans la lutte pour le maintien. Mais très vite, le plan de Roberto De Zerbi a volé en éclats. Dominés dans l’engagement par des Nantais conquérants, les Marseillais n’ont jamais trouvé le rythme et ont concédé l’ouverture du score avant la demi-heure de jeu.

    La situation s’est encore aggravée pour l’OM de Roberto De Zerbi avec l’expulsion d’Arthur Vermeeren en première période, sanctionné après une faute évitable sur Anthony Lopes. Remplaçant du Belge, Bilal Nadir a, lui aussi, plombé son équipe en récoltant deux avertissements coup sur coup au retour des vestiaires. À neuf contre onze, Marseille a subi, avant de concéder un second but en fin de match sur un penalty transformé par Rémy Cabella. Le coup de sifflet final a été accompagné d’une bronca nourrie, symbole d’un malaise grandissant autour de Roberto De Zerbi.

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  • Olympique de Marseille v Newcastle United FC - UEFA Champions League 2025/26 League Phase MD5Getty Images Sport

    Roberto De Zerbi déçu de la prestation de ses joueurs

    Durant la rencontre, Roberto De Zerbi a multiplié les signes d’agacement sur son banc, allant jusqu’à jeter sa montre en seconde période, image forte d’une frustration incontrôlée. Après le match, l’entraîneur italien n’a pas cherché à masquer sa déception, avouant en conférence de presse ne pas avoir anticipé une telle débâcle : « Je n’ai pas eu cette sensation. Ça m’attriste, car si j’avais pressenti cela, j’aurais renversé La Commanderie. Je n’ai pas vu de symptômes. Notre équipe est une équipe composée de bons joueurs et de belles personnes, ils tiennent à ce qu’ils font. Aujourd’hui, ça nous fait mal de perdre contre la lanterne rouge, mais c’est ce qu’on mérite. »

    Roberto De Zerbi a également insisté sur les conséquences sportives de cette défaite, soulignant une occasion manquée dans la course aux places européennes : « On aurait pu prendre de l’avance sur Lille, se rapprocher de Lens, ça nous fait du mal. Mais il faut vraiment oublier tout ça. On part au Koweït pour disputer un titre contre la meilleure équipe d’Europe, on doit se préparer au mieux. » Des propos qui traduisent à la fois l’amertume immédiate et la volonté de se projeter, malgré un contexte pesant pour Roberto De Zerbi.

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    Les grosses inquiétudes de De Zerbi pour l’OM

    À quelques jours d’un choc face au PSG dans le cadre du Trophée des Champions, Roberto De Zerbi est apparu plongé dans une réflexion plus large sur son rôle et sur l’instabilité chronique de l’OM. En assumant publiquement ses responsabilités, l’Italien a livré une analyse sans concession : « Que puis-je faire ? Si on ne voit pas les symptômes avant, comment prévoir le futur ? Je prends toujours la responsabilité des défaites, je dis les choses que je pense. Le premier responsable est toujours l’entraîneur. » Une déclaration forte, qui illustre la pression constante entourant Roberto De Zerbi sur la Canebière.

    Poursuivant sa diatribe, Roberto De Zerbi a évoqué la gestion humaine de son effectif et les difficultés psychologiques rencontrées à Marseille : « J’aimerais comprendre pourquoi, systématiquement ici à Marseille, on a ces montagnes russes, des hauts et des bas. C’est ma 12e saison en tant qu’entraîneur, mais il faut être encore plus psychologue qu’entraîneur aujourd’hui. » Avant de conclure, amer, mais combatif : « Je ne me sens pas coupable car je donne toujours tout, mais je vais rentrer chez moi blessé d’avoir perdu le match de cette manière. On n’avait pas la bave aux lèvres… » Plus qu’un revers sportif, cette défaite face à Nantes laisse l’OM et Roberto De Zerbi face à une remise en question profonde.

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