L’affaire Rayan Cherki continue de faire couler beaucoup d’encre. Alors que Daniel Riolo affirmait encore lundi que le milieu offensif lyonnais voulait rester à l’OL, il a totalement revu sa position 24 heures plus tard. Dans l’After Foot sur RMC, mardi soir, l’éditorialiste a admis s’être trompé après avoir reçu de nouvelles informations. Un revirement qui en dit long sur les dessous du dossier et qui met en lumière l’importance des considérations financières dans le football actuel.
Getty ImagesMercato OL : La sortie fracassante de Daniel Riolo sur Rayan Cherki
Getty Images SportUn mea culpa cinglant de Daniel Riolo
Lors de son intervention, Daniel Riolo n’a pas hésité à reconnaître son erreur en des termes très directs : « Franchement, je pense qu'on peut le noter : si je redis un truc pareil un jour, tapez-moi dessus ».
Lundi encore, il affirmait que Rayan Cherki, « amoureux du club », souhaitait poursuivre l’aventure à l’OL. Mais après avoir obtenu de nouvelles informations, il a changé son discours. Selon lui, il a été influencé par des récits erronés et a voulu croire, à tort, en une belle histoire de fidélité dans le football moderne.
« Je me suis réveillé un peu chafouin, un peu fâché parce que je pense qu'on a essayé de me raconter des histoires et ça a marché », a lancé Riolo. Une désillusion qui l’a poussé à remettre en question l’affectif dans le football, rappelant que tout tourne essentiellement autour de l’argent.
Getty Images SportUn accord secret entre Cherki et l’OL, le BVB en colère
Si Riolo reconnaît avoir été trompé, il dévoile également des informations inédites sur les négociations entre l’OL et son joueur. Lors de sa prolongation de contrat en début de saison, Rayan Cherki aurait obtenu un gentlemen’s agreement avec John Textor, prévoyant qu’une offre de 22,5 millions d’euros suffirait à le libérer.
Cet hiver, le Borussia Dortmund a bel et bien proposé cette somme. Pourtant, l’OL a refusé de laisser partir son joueur, ce qui a entraîné une réaction virulente du directeur sportif du club allemand, Sebastian Kehl. Une décision qui, selon Riolo, cache une vérité encore plus étonnante.
AFPUne clause de compensation surprenante
Au-delà de cet accord non respecté, une clause particulière a été révélée : si Cherki refusait une offre de transfert, il percevrait une compensation financière de 2,5 millions d’euros. Un détail qui change totalement la lecture du dossier.
« Il y avait ce contrat avec 'clause' à 22,5 millions d'euros (le gentlemen's agreement) mais aussi une autre clause disant que si Cherki refuse l'offre, il a une clause de compensation... et prend 2,5 millions d'euros. Ce qui est quand même incroyable ! », révèle Riolo.
Ainsi, alors même que Cherki avait adressé une lettre officielle à l’OL pour signifier son désir de partir, le refus du club lui a permis d’empocher une somme conséquente. Un véritable jeu financier dans lequel chaque partie a cherché à maximiser ses intérêts.
Getty ImagesUn dossier avant tout économique
Finalement, Daniel Riolo tire une conclusion sans appel : cette affaire n’a jamais été une question d’attachement au club, mais uniquement d’enjeux financiers.
« Je ne vais pas que taper sur Cherki, parce que ce n'est que du business, au fond. De l'autre côté, Textor voulait le vendre l'été dernier. 22 millions l'été dernier, vu l'état dans lequel était Cherki, ça aurait été une bonne affaire (pour le club), mais personne n'est venu. Là, Textor se dit 'ah ben en fait je peux peut-être en tirer un peu plus, donc je ne vais pas le laisser partir' », a ajouté l’éditorialiste.
En d’autres termes, si John Textor avait initialement envisagé de vendre Cherki pour 22 millions d’euros l’été dernier, il a préféré attendre, espérant obtenir une meilleure offre. Une tactique qui montre bien que dans ce dossier, l’aspect financier a pris le dessus sur toute autre considération.
Getty ImagesUn mercato sous tension à l’OL
Ce nouvel épisode illustre parfaitement la complexité du mercato lyonnais cet hiver. Entre les ambitions de départ des joueurs, les négociations en coulisses et les choix stratégiques de la direction, l’OL continue d’évoluer dans un contexte agité.
Si Rayan Cherki est finalement resté à Lyon, rien ne dit qu’il poursuivra l’aventure à long terme. Avec un avenir incertain et une relation désormais fragilisée avec sa direction, son cas risque de revenir sur le devant de la scène lors des prochaines fenêtres de transferts.
Une chose est sûre, cette affaire confirme que dans le football moderne, l’attachement à un club ne pèse jamais bien lourd face aux considérations économiques.