Le Paris Saint-Germain ne se contente plus de gagner sur le terrain, il prospère aussi sur le marché. Derrière une année 2025 exceptionnelle, marquée par une avalanche de trophées, le club de la capitale récolte aujourd’hui les fruits d’un virage stratégique longtemps attendu. Loin des recrutements clinquants à faible rendement sportif, le PSG a misé sur des profils plus jeunes, plus malléables, et surtout à très forte valorisation. Résultat, un effectif dont les valeurs marchandes atteignent désormais des sommets rarement observés en Ligue 1, révélant une transformation profonde du projet parisien.
AFPUne saison historique comme déclencheur économique
L’année 2025 restera comme un tournant majeur dans l’histoire du PSG. En remportant six titres - Ligue 1, Ligue des Champions, Coupe de France, Trophée des Champions, Supercoupe d’Europe et Coupe Intercontinentale - le club parisien a signé la plus grande saison de son existence. Ce sextuplé, acquis sous la direction de Luis Enrique, a renforcé la crédibilité sportive du projet tout en dopant l’attractivité économique de l’effectif.
Ce succès n’est pas anodin sur le plan financier. Les performances collectives et individuelles ont mécaniquement fait grimper les cotes de nombreux joueurs, validant des choix de recrutement longtemps critiqués. Pour une fois sous l’ère QSI, la réussite sportive s’accompagne d’une plus-value patrimoniale massive.
AFPVitinha, Joao Neves et Nuno Mendes, symboles du nouveau PSG
Parmi les exemples les plus parlants, figure Vitinha. Recruté en 2022 pour 40 M€, le milieu portugais est aujourd’hui évalué à 110 M€, soit une progression de 70 M€ en trois saisons, d’après les estimations de Transfermarkt, cité par Foot Mercato. Un cas presque inédit dans l’histoire récente du PSG. Il est désormais le joueur à la plus forte valeur marchande de Ligue 1.
João Neves suit la même trajectoire. Arraché à Benfica pour près de 70 M€, le milieu de 21 ans est déjà estimé à 110 M€, preuve d’un rendement immédiat et d’un potentiel encore considérable. Sur le flanc gauche, Nuno Mendes s’est imposé parmi les références mondiales à son poste, voyant sa valeur passer de 38 M€ à 75 M€.
AFPDembélé, Doué et Pacho, des paris devenus certitudes
Le phénomène s’étend aux recrues offensives. Ousmane Dembélé, arrivé pour 50 M€ en 2023, a changé de dimension après une saison 2024-2025 exceptionnelle. Ballon d’Or 2025 avec 35 buts et 16 passes décisives, il est désormais valorisé à 100 M€.
Désiré Doué, recruté pour 70 M€, incarne parfaitement la nouvelle philosophie parisienne. Auteur de 16 buts et 16 passes décisives, buteur en finale de Ligue des Champions et sacré Golden Boy 2025, le joueur de 20 ans est aujourd’hui estimé à 90 M€. En défense, Willian Pacho, arrivé pour 40 M€, s’est imposé comme un cadre et vaut désormais 70 M€.
AFPUne dynamique globale, malgré quelques exceptions
Même Khvicha Kvaratskhelia, transféré pour 70 M€, voit sa cote grimper à 90 M€. L’ensemble de ces trajectoires confirme l’impact direct de la saison XXL du PSG sur la valorisation de son effectif. Le club a clairement changé de modèle. Moins de stars confirmées hors de prix, davantage de talents jeunes à fort rendement sportif et financier. Toutefois, cette dynamique n’est pas uniforme. Gonçalo Ramos, recruté pour 65 M€, pâtit de son statut de remplaçant et voit sa valeur chuter à 35 M€. Un recul significatif qui interroge sur son rôle futur dans l’effectif.
Les recrues estivales 2025 Lucas Chevalier (40 M€) et Illia Zabarnyi (63 M€) ont également connu une légère dévaluation logique, respectivement à 35 M€ et 50 M€. Des ajustements temporaires, liés à l’adaptation et au contexte concurrentiel, plus qu’à une remise en cause définitive. Globalement, le constat reste limpide. Le PSG a réussi à aligner performance sportive et valorisation économique. Une rareté à Paris. Si cette politique se confirme dans la durée, le club francilien pourrait enfin conjuguer domination nationale, crédibilité européenne et gestion patrimoniale maîtrisée.



