Il y a quelques mois, Rodrygo était un homme invisible. Malgré ses 15 contributions décisives en Liga la saison précédente, il n'avait débuté que 28 matchs, souvent sacrifié sur l'autel de l'équilibre. La fin de l'ère Ancelotti a été brutale : deux titularisations sur les dix derniers matchs, et un camouflet lors du Clásico décisif où il est resté sur le banc alors que son équipe perdait. L'arrivée de Xabi Alonso n'a rien arrangé.
Le technicien basque, dogmatique, ne trouvait pas de place pour ce joueur hybride, ni tout à fait ailier, ni tout à fait numéro 10. Alonso privilégiait des profils clairs : Brahim Diaz pour percuter, ou le jeune Franco Mastantuono. Rodrygo, lui, errait dans les limbes, remplaçant inutilisé lors de 16 des 20 premiers matchs de la saison. Le message semblait clair : la porte de sortie était grande ouverte.







