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L'heure de vérité pour Habib Beye : "Je n'ai rien à prouver"

L'Olympique de Marseille vit une saison totalement irrationnelle. Après des semaines de séismes institutionnels marqués par le départ fracassant de Roberto De Zerbi, la colère noire des supporters, le déclassement du président Pablo Longoria, et le rocambolesque va-et-vient de Medhi Benatia – finalement réintégré sous l'impulsion du propriétaire Frank McCourt –, l'OM avait un besoin vital d'un électrochoc positif. Suite à l'intérim express de Jacques Abardonado, c'est finalement Habib Beye qui a été choisi pour reprendre le flambeau. Un parachutage aux allures de destin pour l'enfant du club, limogé du Stade Rennais il y a peine dix jours, et qui voit son rêve de toujours se réaliser. À la veille de son premier test sur le banc face à Brest, le nouveau technicien a livré une conférence de presse inaugurale pleine d'assurance et de pragmatisme.

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    "Je me suis interdit d'être dans ces émotions"

    Pour l'ancien défenseur, l'émotion était forcément intense, mais l'heure n'est pas aux effusions. Conscient de l'urgence sportive, Habib Beye a immédiatement tenu à recadrer le débat sur le terrain. S'il avoue avoir pris le temps "d'appeler sa maman" pour partager cette immense fierté, le coach s'est très vite "interdit d'être dans ces émotions" pour se focaliser sur l'essentiel. "Le meilleur moment pour les émotions sera demain soir avec une victoire", a-t-il tranché d'emblée. À seulement 24 heures d'un déplacement crucial en Bretagne, le nouveau coach sait que son aura et sa connaissance de l'exigence phocéenne sont de formidables atouts pour incarner la ville, mais qu'ils ne suffiront pas sans une implication totale de son groupe.

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    Apaiser le volcan marseillais

    Dans une institution au bord de la crise de nerfs, le mot d'ordre du nouvel homme fort est clair : la sérénité. Loin de s'affoler face à la pression inhérente au Vélodrome, il se veut le paratonnerre de son vestiaire. "Ce club vous amène dans des émotions immenses, mais il faut parfois savoir rester calme et serein", a-t-il expliqué, refusant catégoriquement de qualifier son équipe de "malade". Pour lui, il s'agit avant tout d'enrayer une mauvaise "dynamique" et de restaurer la notion de "plaisir" qui doit animer chaque joueur portant cette tunique. Une approche psychologique indispensable pour apaiser le contexte et évoluer "moins sous pression".

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    L'échec rennais balayé : "Je n'ai rien à prouver"

    Interrogé sur son récent renvoi de Rennes, Beye a balayé le sujet avec détermination, refusant de s'apitoyer sur un passé qu'il considère formateur. L'entraîneur a rappelé son parcours, construit patiemment depuis le championnat National, pour légitimer sa place sur le banc marseillais. "Je n'ai rien à prouver à qui que ce soit", a-t-il affirmé, se sentant totalement "prêt" à assumer ce nouveau palier. Cette confiance absolue fait écho à celle accordée par les hautes sphères du club. Propulsé pour un an et demi (jusqu'en 2027), Beye a souligné le "discours très important" de Frank McCourt et le soutien de Medhi Benatia, signes d'un alignement total entre le sportif et l'actionnaire pour l'installer dans la durée.

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    Le pragmatisme avant le spectacle

    Sur le plan du jeu, les supporters devront se montrer un peu patients. Arrivé avec un laps de temps extrêmement réduit, Beye compte s'appuyer sur le travail effectué par le staff intérimaire en début de semaine, louant les sourires et la bonne connexion aperçus à l'entraînement. S'il a promis à terme une volonté "d'être vertical et de proposer du bon football" pour faire vibrer un public amoureux du beau jeu, il a rappelé l'importance du pragmatisme initial. Comme à son arrivée à Rennes, où il avait fait remonter l'équipe de la 16e à la 6e place avant son éviction, l'obtention de "résultats" primera sur les "innovations" tactiques dans un premier temps.

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    Le mystère gardé sur le capitanat et les cages

    En attendant de pouvoir véritablement imprimer sa patte lors du prochain stage de préparation prévu à Marbella, Habib Beye a su garder une part de mystère sur ses premiers choix forts. Alors que le groupe est au complet à l'exception de Leonardo Balerdi (suspendu), l'identité du gardien titulaire et du futur capitaine reste un secret bien gardé, qu'il réserve en primeur à ses joueurs. Une communication maîtrisée de bout en bout pour un entraîneur qui sait pertinemment que son opération séduction s'achèvera dès le coup d'envoi. Le rêve est devenu réalité pour Habib Beye, c'est maintenant que le plus dur commence.

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