L’ancien patron de l’Olympique Lyonnais n’a visiblement pas perdu son appétit pour le football anglais. Écarté de la gestion de l’OL et en plein bras de fer judiciaire, John Textor tenterait à nouveau de s’offrir un club de Premier League. D’après The Athletic, il aurait proposé une fortune pour acquérir Wolverhampton. Mais entre dettes, procès et créanciers impatients, la concrétisation d’un tel projet semble bien incertaine.
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AFPUn retour ambitieux sur le marché anglais
Mis sur la touche à Lyon depuis la fin de la saison 2024-2025, John Textor n’a pas dit son dernier mot dans le monde du ballon rond. Selon les informations du média américain The Athletic, l’homme d’affaires aurait transmis une offre évaluée à 450 millions d’euros au groupe chinois Fosun pour le rachat du club anglais de Wolverhampton.
Le président de Botafogo, également impliqué dans Daring Brussels, verrait dans les Wolves une opportunité stratégique. Il apprécie tout particulièrement la philosophie du club britannique « en raison de leur politique de longue date consistant à recruter des joueurs portugais, ce qui devrait lui faciliter le transfert de joueurs de Botafogo ».
AFPUne obsession nommée Angleterre
Le rêve anglais de John Textor ne date pas d’hier. Lorsqu’il avait officialisé sa mise en retrait de l’Olympique Lyonnais, il avait déjà déclaré : « L'OL est en entre de bonnes mains avec Michelle (Kang), et je me concentrerai sur Botafogo, Daring Brussels et notre prochain club en Angleterre ».
Une phrase qui traduisait sa volonté de rebondir rapidement au Royaume-Uni. D’ailleurs, plusieurs médias britanniques évoquaient déjà son intérêt pour différents clubs de Championship. Le Guardian avait révélé cet été qu’il s’intéressait de près à Sheffield Wednesday et Watford, une piste toujours d’actualité selon The Athletic. À cette liste s’ajouteraient Charlton, Derby County et Queens Park Rangers.
AFPDes dettes qui compliquent ses ambitions
Malgré son désir de retour, la situation financière de John Textor freine ses ardeurs. Son principal prêteur, Ares Management, réclame le remboursement d’une partie des 425 millions d’euros injectés pour financer le rachat de l’Olympique Lyonnais. Pire encore, à la mi-octobre, la justice britannique l’a condamné à verser 90 millions de dollars (soit 77,32 millions d’euros) au fonds américain Iconic.
Ce dernier avait investi 75 millions de dollars (64,44 millions d’euros) lors du rachat de l’OL fin 2022, en échange d’une participation de 15,7 % dans Eagle, la société de Textor. L’accord stipulait une introduction rapide à la Bourse de New York, promesse jamais tenue. Iconic exige aujourd’hui le rachat de ses parts, incluant 11 % d’intérêts annuels, pour un total de 93,6 millions de dollars (80,41 millions d’euros).
Getty Images SportUne bataille financière à double tranchant
John Textor a déjà annoncé son intention de faire appel de cette décision, mais le contexte reste tendu. Entre la pression de ses créanciers, les procédures judiciaires et la gestion de ses clubs actuels, le milliardaire américain marche sur une corde raide.
S’il réussissait à s’offrir Wolverhampton, il signerait un retour spectaculaire dans le football britannique. Mais pour l’heure, ses ambitions se heurtent à une réalité financière bien plus rude que prévue.



