Depuis le début de la saison, les joueurs du Real Madrid accumulent les matchs en soirée, un phénomène qui commence à éveiller des tensions au sein de l’équipe. Parmi les rares exceptions, seules deux rencontres ont été programmées à des horaires plus cléments : un match à 18h30 contre Leganés (0-3) et un autre à 18h lors de la Coupe intercontinentale contre Pachuca (3-0). Pour le reste, les coups d’envoi à 21 heures sont devenus la norme, et cette tendance ne semble pas convenir à tout le monde.
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Getty Images SportLa pression des diffuseurs et de la notoriété du club
Le Real Madrid, en tant que club mondialement suivi, subit les contraintes imposées par les diffuseurs télévisés et les attentes d'un large public international. Ces horaires tardifs permettent d'attirer une audience maximale dans différentes zones horaires, mais cela a un coût pour les joueurs. Selon une source interne, cette programmation commence à devenir pesante.
« Nous en avons assez de rentrer chez nous à 3h du matin après chaque match à l’extérieur (…) et le lendemain c’est l’entraînement. S’il est déjà difficile de se reposer avec autant de matchs, imaginez avec de tels horaires. Nous sommes arrivés à un point où nous avons normalisé la situation, mais ce n’est pas normal », a expliqué cette source sous anonymat au quotidien AS.
Getty Images Les conséquences sur le quotidien des joueurs
Cette situation a un impact direct sur la récupération et la préparation des joueurs, notamment après les matchs à l'extérieur. Revenir à domicile tard dans la nuit et devoir assurer l'entraînement le lendemain ne laisse que très peu de temps pour récupérer. Les risques de fatigue accumulée et de blessures pourraient s'aggraver si cette tendance se poursuit. De plus, cette pression récurrente sur le calendrier semble affecter la cohésion interne de l'équipe, alors que les joueurs doivent conjuguer performance et bien-être physique.
GettyUne habitude difficile à briser
En dépit de leur statut de superstars, les joueurs du Real Madrid paraissent démunis face à ces obligations commerciales. Les diffusions tardives répondent à des impératifs économiques plus larges, que les clubs, et surtout les joueurs, ne peuvent que subir. Si la tendance se confirme, il est probable que d’autres voix s’élèvent dans le vestiaire merengue.

